L'Indien Pachauri démissionne de la présidence du Giec

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OSLO, 24 février (Reuters) - L'Indien Rajendra Pachauri, qui fait face à des accusations de harcèlement sexuel, a démissionné de la présidence du Giec, le groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat, a annoncé l'Onu mardi dans un communiqué. Le scientifique indien, qui présidait le Giec depuis 2002, est accusé par une jeune femme qui travaille dans son centre de recherche de New Delhi, l'Institut de l'énergie et des ressources (TERI). La police indienne a ouvert une enquête pour harcèlement sexuel à son encontre. Son accusatrice, âgée de 29 ans, l'accuse de l'avoir harcelée par textos, courriers électroniques et messages sur l'application WhatsApp. Pachauri, qui est âgé de 74 ans, rejette ces accusations et affirme que des pirates informatiques ont piraté son ordinateur et son téléphone portable pour lui nuire en envoyant ces messages. Sa démission survient à un moment crucial de la lutte contre le changement climatique, qui doit aboutir à la fin de l'année à Paris à un nouvel accord international pour combattre le réchauffement. Pachauri avait déjà renoncé à participer à une réunion du Giec prévue la semaine prochaine au Kenya. (Alister Doyle avec Nita Bhalla pour la Thomson Reuters Foundation à New Delhi; Henri-Pierre André pour le service français)

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