L'indice de confiance des institutionnels s'affiche en hausse en juillet

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(NEWSManagers.com) -

L'indice de confiance des investisseurs institutionnels State Street Investor Confidence Index est ressorti en hausse de 0,8 point pour le mois de juillet 2013. Il s'établit à 107,6 par rapport au niveau de 106.8 (en données corrigées) enregistré en juin. C'est majoritairement l'appétit pour le risque des investisseurs en Asie qui est à l'origine de cette hausse, l'indice régional ayant bondi de 89,3 points à 100,8. On note, dans une moindre mesure, un accroissement de l'appétit pour le risque parmi les investisseurs européens (augmentation de 98.2 à 105.7 pour ces derniers). A l'opposé, les investisseurs Nord-Américains sont devenus un peu plus conservateurs, ce qui se traduit par une légère chute de l'indice de 114 à 113,7.

" Ce mois ci, les investisseurs d'Amérique du Nord sont inquiets de la hausse rapide du prix des actions et des taux d'intérêt, commente Kenneth Froot, co-auteur de l'indice. La perspective " risk on" du mois dernier pariait sur le fait que la hausse des taux d'intérêts ne laissait pas présager une augmentation de l'inflation ni de la croissance ? ce serait simplement une réduction de la distorsion de la courbe des taux causée par le QE III de la Fed. Les investisseurs sont revenus à une inquiétude plus réaliste : avec ou sans distorsion, une hausse du taux d'intérêt nominal ou réel se traduit par un ralentissement de l'extension du crédit, moins d'effet de levier, et une croissance ralentie. Ceci a été souligné par les derniers résultats trimestriels, qui ont été mitigés. Cela rappelle également que les précédentes prévisions sur la croissance des bénéfices sont, pour le moment, invérifiées" .

Pour Paul O'Connell, autre co-auteur de l'indice, " la partie la plus décisive du scénario qui se déroule depuis le début du mois est ce qui se passe avec les investisseurs européens et asiatiques" , commente M. O'Connell. " Nous apercevons enfin au bout du tunnel la lumière de l'ajustement du ralentissement des croissances chinoise, japonaise et européenne. Elles semblent montrer que, en dépit des taux d'intérêt plus élevés à l'échelle mondiale, les autorités monétaires des pays développés sont les plus susceptibles d'agir pour réduire les risques liés à la croissance économique, en agissant avec souplesse, et en profitant de l'occasion pour accélérer la croissance afin de resserrer leurs bilans. Par conséquences, la gamme des répercussions de la croissance économique réelle est, en réalité plus limitée qu'elle ne l'a été depuis longtemps" .

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