L'indépendance taïwanaise, une "hallucination" pour la Chine

le
0
 (Ajoute commentaires de la presse officielle chinoise) 
    TAIPEH/PEKIN, 17 janvier (Reuters) - Taïwan doit abandonner 
ses "hallucinations" concernant son indépendance, avertit 
dimanche la presse officielle chinoise au lendemain de 
l'élection triomphale à la présidence de l'île de l'opposante 
Tsaï Ing-wen.  
    La réaction des médias de Pékin est beaucoup plus mesurée 
que lors de la première victoire du DPP (Parti démocrate 
progressiste) en 2000 et l'accession au pouvoir de Chen 
Shui-bian. Ils relèvent d'ailleurs que Tsaï Ing-wen s'est 
engagée à maintenir le "statu quo" avec la Chine.  
    Mais l'agence officielle Chine nouvelle prévient que toute 
initiative visant à se rapprocher de l'indépendance serait "un 
poison" condamnant Taïwan à périr.  
    Le Global Times, un influent tabloïd de langue anglaise 
publié par le Quotidien du Peuple, l'organe officiel du Parti 
communiste chinois, estime quant à lui dans un éditorial que 
Taïwan "se heurtera à une impasse" si son nouveau gouvernement 
cherche à "franchir la ligne rouge".  
    "Nous espérons que Tsaï amènera le DPP à oublier ses 
hallucinations à propos de l'indépendance de Taïwan, et 
contribuera à un développement commun et pacifique entre Taïwan 
et le continent", ajoute le journal.  
    Dans un bref communiqué diffusé samedi soir, le ministère 
chinois des Affaires étrangères a jugé que "la question 
taïwanaise est une affaire intérieure à la Chine" et que 
l'élection de Tsaï Ing-wen à la présidence n'y changera rien. 
    "Il n'y a qu'une seule Chine dans le monde, le continent et 
Taïwan appartenant tous deux à la même Chine", a-t-il ajouté.  
    "La souveraineté et l'intégrité territoriale de la Chine ne 
toléreront pas d'être brisées. Les résultats de l'élection de la 
région de Taïwan ne changeront pas cet état de fait ni le 
consensus de la communauté internationale." 
    Dès l'annonce de la victoire de Tsaï Ing-wen samedi, le 
Bureau chinois des Affaires taïwanaises avait déclaré que la 
Chine ne tolérerait aucun acte émanant de Taïwan visant à 
l'indépendance. Pékin considère l'île où se réfugièrent les 
nationalistes en 1949 comme une province.  
    La dirigeante de l'opposition taïwanaise, favorable à 
l'indépendance de l'île vis-à-vis de la Chine, s'est engagée à 
établir des relations "constantes, prévisibles et durables" avec 
Pékin, de façon à assurer le statu quo de part et d'autre du 
détroit de Taïwan.   
 
 (Ben Blanchard; Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant