L'Inde veut régler le dossier Rafale avant la visite de Modi

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NEW DELHI, 7 avril (Reuters) - L'Inde a demandé à Dassaut Aviation AVMD.PA de s'en tenir au prix initialement annoncé pour ses Rafale, faute de quoi le constructeur risque de perdre l'un des plus gros contrats d'avions militaires au monde, écrit mardi le journal Times of India. Les tractations sur un projet d'achat de 126 Rafale sont en cours depuis plus de trois ans afin de surmonter des divergences portant entre autres sur le prix. Ce contrat sera de nouveau sous les feux de l'actualité avec la visite en France cette semaine du Premier ministre indien Narendra Modi. Initialement chiffré à 12 milliards de dollars (environ 11 milliards d'euros), le contrat envisagé serait maintenant passé à 20 milliards de dollars (18,3 milliards d'euros), avant tout du fait des retombées liées au fait de construire une partie de ces avions en Inde. Selon un responsable indien cité par le journal, Dassault veut relever le prix du contrat afin d'englober le coût entraîné par la construction de certains de ces avions en Inde, initiative susceptible d'empêcher la conclusion du contrat. Le ministère indien de la Défense et Dassault n'ont pas réagi pour le moment aux informations du Times of India. En vertu du contrat en gestation, 18 des avions seront livrés clés en main tandis que les autres seront montés dans une usine indienne, dans le cadre des efforts de New Delhi pour se doter d'une base militaro-industrielle. Le prix des avions a été revu sensiblement à la hausse car Dassault a calculé qu'il faudrait davantage d'heures pour les assembler à l'usine de Hindustan Aeronautics IPO-HIAE.NS à Bangalore, écrit le Times of India. (Sanjeev Miglani, Eric Faye pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)


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