L'Inde va accélérer la vente d'actions d'entreprises publiques

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L'INDE VEUT INCITER À L'INVESTISSEMENT
L'INDE VEUT INCITER À L'INVESTISSEMENT

NEW DELHI (Reuters) - L'Inde va accélérer la vente de parts dans les entreprises publiques pour raviver le marché boursier et va mettre en place des réformes incitant à l'investissement dans une économie fléchissante, a annoncé samedi le Premier ministre indien.

"Nous allons accélérer le processus de désinvestissement, ce qui ranimera également notre marché boursier", a déclaré Manmohan Singh à des représentants du secteur de l'industrie réunis à New Delhi.

Le chef du gouvernement indien n'a cependant pas avancé de calendrier concernant ces privatisations partielles qui devraient concerner notamment la compagnie pétrolière Oil India.

Vendre des titres d'importantes entreprises publiques est un axe central du projet du gouvernement visant à réduire un lourd déficit budgétaire, qui constitue l'une des principales faiblesses de la troisième économie d'Asie.

Cette semaine, 10% des parts du premier producteur de minerai de fer indien, le NMDC, ont été cédés, rapportant ainsi 1,1 milliard de dollars (836 millions d'euros) au gouvernement.

Ce dernier a pour objectif de récolter 300 milliards de roupies (4,2 milliards d'euros) par de telles privatisations partielles d'ici le mois de mars.

Le gouvernement Singh a également récemment mis en place une réforme phare du marché de la distribution, ouvrant celui-ci aux groupes étrangers et pris des dispositions concernant les subventions sur les carburants, qui pèsent dans les finances publiques.

"Les mesures que nous avons prises ne sont que le début d'un processus de relance de notre économie, visant à ramener son taux de croissance à 8 ou 9%", a déclaré le Premier ministre.

La croissance de l'économie indienne a ralenti à 5,4% au premier semestre de l'année fiscale, elle suit un chemin qui devrait l'amener à afficher son plus faible taux depuis une dizaine d'années.

Et les agences de notation ont mis en garde l'Inde en raison de son importante dette et de son déficit budgétaire, que le gouvernement compte ramener à 5,3% du PIB, contre 5,8% en 2011.

Manoj Kumar et Arup Roychoudhury; Agathe Machecourt pour le service français

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