L'Inde s'en prend aux VTC après un viol impliquant Uber

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NEW DELHI, 9 décembre (Reuters) - Les autorités indiennes ont ordonné mardi l'arrêt des activités de toutes les compagnies de taxis non homologuées après les accusations de viol portées par une femme contre un chauffeur sous contrat avec la société américaine Uber. L'affaire connaît un grand retentissement en Inde, la police reprochant au suspect d'avoir falsifié un document administratif et d'avoir dissimulé le fait qu'il avait déjà été inculpé pour viol dans le passé. Elle a ainsi mis au jour les lacunes de l'administration en matière de surveillance de ce type d'activité. Lundi, la municipalité de New Delhi a ordonné à Uber et à tous les autres services de taxi utilisant des applications mobiles d'interrompre leurs activités dans la capitale. "Les prestataires de services qui ne sont pas homologués (...) sont interdits d'exercice tant qu'ils ne seront pas homologués", a déclaré Rajnath Singh, le ministre de l'Intérieur, devant des députés qui l'interrogeaient sur l'insécurité des femmes à New Delhi. "La police de Delhi enquête aussi sur la question d'une possible responsabilité juridique du service de taxis Uber dans le crime commis", a-t-il ajouté. Cette affaire ne fait qu'ajouter aux difficultés que rencontre Uber, champion des voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) dans son développement international. Les autorités thaïlandaises ont elles aussi ordonné mardi à la société de cesser ses activités, arguant de l'absence d'homologation et d'assurance des chauffeurs et du non-respect de la réglementation en matière de paiement par carte de crédit. Au Vietnam, des discussions prévues lundi entre Uber et le ministère des Transports ont été annulées; un adjoint du ministre avait auparavant jugé que l'activité de la société était illégale. En Indonésie, pays le plus peuplé d'Asie du Sud-Est, un conseiller de l'autorité de régulation du marché des transports a expliqué qu'Uber n'avait aucune autorisation d'exercer et que ses services étaient illégaux, mais il a reconnu que la loi n'était pas appliquée. Uber s'est refusé à tout commentaire sur ses activités au Vietnam et en Indonésie, arguant de la "crise" en cours en Inde. La société américaine, qui se heurte aussi à l'hostilité des compagnies de taxis dans certains pays européens, comme la France, a annoncé vendredi dernier avoir bouclé une nouvelle levée de capitaux qui la valorise à 40 milliards de dollars (32,3 milliards d'euros). ID:nL6N0TO4O4 (Aditya Kalra et Malini Menon, avec Andrew MacAskill et Nigam Prusty, Marc Angrand pour le service français)

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  • M7093115 le mardi 9 déc 2014 à 16:36

    Ou comment se défausser d'un grave problème national sur des étrangers qui passaient par là ( en France on est aussi très fort pour ça......)