L'incroyable destin de Lutz Pfannenstiel

le
0
L'incroyable destin de Lutz Pfannenstiel
L'incroyable destin de Lutz Pfannenstiel

Lutz Pfannenstiel est aujourd'hui le seul joueur à avoir joué professionnellement dans les six confédérations de la FIFA. Forcément, l'ancien gardien de but qui lutte aujourd'hui contre le réchauffement climatique a des choses à raconter. Portrait.

Lutz Pfannenstiel, un nom qui ne court pas les rues et que peu de fans de football connaissent. Bien loin de la popularité de Messi ou Cristiano Ronaldo, l'Allemand détient pourtant un record dans le monde de football : il est le seul à avoir joué professionnellement dans les six confédérations de la FIFA. Rien ne l'y prédestinait pourtant. Fin des années 80, celui qui défend les cages de l'Allemagne en sélections de jeunes peut aspirer à une brillante carrière. Plusieurs clubs de Bundesliga s'intéresse à son mètre 87, dont le Bayern Munich. Chauffer le banc ou squatter l'équipe réserve d'un des plus grands clubs du monde ? Pas question, le Bavarois veut jouer. "Je ne suis pas quelqu'un de patient, je ne voulais pas rester plusieurs saisons de côté avant d'espérer avoir ma chance. J'ai décidé que j'accepterais la première offre qui me garantirait un rôle de titulaire."

Cette opportunité arrivera… de Malaisie. Il n'a qu'une parole et s'engage à l'été 1993 avec le Penang FA. "Je ne connaissais rien du pays. C'était une décision bizarre, mais tous les jeunes garçons prennent des décisions bizarres, non ?" avoue celui qui ne restera qu'une saison avant de remettre le cap sur l'Europe, non sans avoir joué devant plusieurs dizaines de milliers de supporters à chaque match. Un échec ? Pas du tout. "J'ai fait le bon choix. Oliver Kahn est arrivé quelques années plus tard à Munich, je n'aurais eu aucune chance de percer", analyse-t-il aujourd'hui. Mais voilà, le retour en Europe est plus délicat que prévu. Alors que le natif de Zwiesel pensait revenir dans la peau d'un titulaire en puissance après un interlude asiatique réussi, il n'en est rien. Wimbledon, Nottingham Forest, Saint-Trond, autant de désillusions.

101 jours en prison à Singapour


Le salut passera alors par un prêt aux Orlando Pirates, en Afrique du Sud. Nous sommes en 1996, le gardien n'a que 23 ans et joue déjà sur un troisième continent. "L'adaptation n'était pas facile, mais j'avais la chance de jouer. Pour un gardien, c'est le seul moyen de progresser. Je jouais la Ligue des champions africaine, et l'ambiance était incroyable. Je n'avais jamais vu une telle ferveur", déclare le joueur qui appartient à Nottingham Forest, où il retourne après six mois. Été 1997, il remet le…




Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant