L'inauguration du stade Azteca, entre fierté et légendes urbaines

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L'inauguration du stade Azteca, entre fierté et légendes urbaines
L'inauguration du stade Azteca, entre fierté et légendes urbaines

Il y a très exactement 49 ans, le stade Azteca de Mexico était inauguré avec un match amical entre le Club America local et Torino, sous les yeux du président de la FIFA de l'époque. Il reste encore aujourd'hui l'un des plus majestueux lieux de culte au dieu football, théâtre de rencontres mythiques et de légendes un peu folles

Ils étaient 107 494 spectateurs à garnir pour la première fois les monumentales tribunes du stade Azteca en ce jour d'inauguration, avec au programme de l'après-midi une rencontre amicale entre le Club America et les Italiens de Torino. Le score ? 2-2 pour un match sans aucun enjeu mais finalement pas mal haletant, les locaux ayant mené 2-0 avant de se faire rejoindre finalement au score. Le premier joueur à avoir inscrit un but dans ce stade aujourd'hui quasi cinquantenaire – et depuis un bon moment déjà mythique – fut un certain Arlindo Dos Santos, Brésilien exilé au Mexique. Signe de l'importance éminemment plus politique plus que sportive de l'événement, c'est le président mexicain en personne, Gustavo Diaz Ordaz, qui avait donné le coup d'envoi fictif de la partie sous les yeux d'un invité illustre : Stanley Rous, le président de la FIFA de l'époque.

C'est sous le mandat de Sir Stanley, débuté en 1961 et qui s'achèvera 13 ans plus tard, que le football a véritablement pris une dimension planétaire, qu'il a définitivement largué les autres sports par sa popularité et que l'organisation FIFA est devenue la multinationale tentaculaire que l'on connaît aujourd'hui. Ce stade Azteca en est le symbole. Un incroyable monstre de béton, construit en un temps record, alors que le Mexique et sa capitale venaient de se voir offrir l'organisation de ce qui était bel et bien devenu les deux plus grandes compétitions de sport : les Jeux olympiques de 1968 et le Mondial de football deux ans plus tard. Un combo comme le connaît le Brésil actuel, dans un ordre différent. La décision de construire cette immense enceinte avait été prise en 1962. Elle avait été un argument décisif quand, en 1964, la FIFA avait dû choisir qui organiserait la Coupe du monde six ans plus tard, le pays d'Amérique centrale étant alors en balance avec l'Argentine, l'Australie, le Japon, la Colombie et le Pérou.

La légende des plaintes des ouvriers coulés dans le béton


Débuté en août 1962, la construction du stade prit moins de quatre ans. Elle mobilisa quelques 800 ouvriers, 35 ingénieurs, 17 techniciens et 10 architectes se relayant 24 heures sur 24. Un immense chantier,…





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