L'impossible victoire contre l'État islamique

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Des nuages de fumée émanent de la ville syrienne de Kobané après un bombardement de la coalition contre l'EI, le 16 janvier 2015.
Des nuages de fumée émanent de la ville syrienne de Kobané après un bombardement de la coalition contre l'EI, le 16 janvier 2015.

Une "défaite irréversible". Voilà ce qu'a prédit, lundi, le nouveau secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, au groupe État islamique (EI), assurant que la coalition de pays conduite par les États-Unis contre les djihadistes était en train de "repousser très habilement l'EI". Mais, six mois après le début des bombardements aériens en Irak et en Syrie, l'EI ne recule pas. Si l'organisation a subi des défaites symboliques face aux troupes kurdes, notamment dans le nord de l'Irak et dans la ville syrienne de Kobané, son "califat" autoproclamé en juillet 2014 par le chef Abou Bakr al-Baghdadi n'a pas réellement régressé.

"La France, un partenaire mineur" (général Vincent Desportes)

"Il y a eu indéniablement un effet d'arrêt et d'endiguement, mais aucun terrain n'a été reconquis", confirme le général Vincent Desportes, professeur à HEC et Sciences Po et ancien directeur de l'École de guerre. Depuis le 8 août dernier, la coalition a réalisé un total de 1 383 frappes aériennes en Irak et 1 094 en Syrie. Menée par les États-Unis, qui assurent 90 % des bombardements, la coalition regroupe 32 pays, dont des monarchies du Golfe et de nombreux pays occidentaux parmi lesquels la France.

Paris peut compter depuis lundi sur son porte-avions Charles de Gaulle, dont les 12 avions Rafale et 9 Super Étendard ont largué mercredi leurs premières bombes. Pourtant, "l'arrivée du Charles de Gaulle ne sert à rien", estime le...

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