L'impact du Brexit se fait sentir sur l'immobilier britannique

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Pour la première fois depuis cinq ans, les prix de l’immobilier britannique ont reculé. Londres, qui pâtit le plus du Brexit, reste toutefois la ville la plus chère du Royaume-Uni.

On est loin de la lourde chute des prix lors de la crise de 2008 mais elle est suffisamment symbolique pour être soulignée. Pour la première fois depuis cinq ans, les prix de l’immobilier au Royaume-Uni ont reculé, de 0,5% en l’occurence au troisième trimestre, selon une étude de la banque britannique Halifax et du cabinet Markit.

C’est la ville de Londres qui en pâtit le plus avec une baisse de 2,5% des prix sur le trimestre. Le plus fort recul depuis le premier trimestre 2012. Même le quartier le plus chic de la capitale britannique subit de plein fouet la sortie à venir du Royaume-Uni de l’Union européenne. À fin septembre, on ne compte que 46 ventes à Mayfair (au centre de Londres) contre 75 il y a un an. L’immobilier de bureaux de la capitale a également été fortement impacté, avec une baisse de sa valeur de 6% en juillet. Conséquence: les fonds immobiliers britanniques ferment les uns après les autres. Il n’empêche: Londres reste deux fois plus chère que la moyenne du pays, avec un prix moyen de 443.880 livres (493.000 euros).

Un marché capable d’encaisser les chocs

Cette forte chute des prix immobiliers ne concernent toutefois pas tout le monde. C’est notamment le cas des pays qui ont voté contre la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne comme l’Irlande du Nord et de l’Écosse. «L’évolution à venir des prix sera en grande partie déterminée par le chemin que va choisir le gouvernement pour la sortie de l’UE et par le degré de rudesse des négociations», explique Chris Williamson, économiste chez IHS Markit.

Même si les auteurs de l’étude s’attendent à une baisse de 3% des prix en 2017, ils estiment que le marché est capable d’encaisser des chocs, grâce à des fondamentaux solides, à savoir une pénurie de logements, un haut niveau d’emploi et des taux d’intérêt au plus bas. Quoi qu’il en soit, pour faire face aux conséquences du Brexit, le gouvernement britannique va soutenir massivement le secteur en créant un fonds doté de 3,6 milliards d’euros.

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  • luc00115 le mercredi 19 oct 2016 à 17:10

    Le bon peuple n'en ressent aucun inconvénient, car l'accès à la propriété immobilière est réservée aux superriches à Londres. La majorité des propriétaires viennent d'outremer.

  • lm123457 le mercredi 19 oct 2016 à 09:31

    Incroyable : "le gouvernement britannique va soutenir massivement le secteur en créant un fonds doté de 3,6 milliards d’euros." Mais pourquoi un gvt veut-il soutenir des prix déjà artificiellement hauts ? Pour aider ses potes gros propriétaires !!! L'Etat est toujours allié des puissants.

  • heimdal le mardi 18 oct 2016 à 20:35

    La livre a perdu 15% et l'immo 2,5% ,cherchez l'erreur ...en euros .