L'immolation, dernier recours des Afghanes

le
0
Elles ne trouvent pas d'autres moyens pour échapper à un mariage forcé, à des sévices.

Fatima gît, à demi-consciente, sur son lit d'hôpital. Sa mère assise à ses côtés, le regard inquiet, veille sur elle. Parfois la jeune fille ouvre les yeux et tente d'articuler quelques mots. Fatima souffre d'une brûlure profonde sur l'avant du corps, des épaules jusqu'aux cuisses. Selon sa famille, il y a quinze jours, en faisant la cuisine dans le noir, parce qu'il n'y avait plus d'électricité, elle a confondu bidon d'eau et bidon d'essence. Rapidement tout a pris feu. Le Dr Djalil, chef du service des grands brûlés à l'hôpital d'Herat, ne croit pas à cette version. «C'est typique. Les familles des femmes qui se sont immolées refusent de dire la vérité. Mais nous sommes habitués, nous savons reconnaître ce genre de brûlures.» Depuis dix mois, estime le médecin, quatre-vingt-quatre patients ont été reçus à l'hôpital après avoir tenté de s'immoler. Parmi eux, quatre-vingt femmes qui ont cherché, le plus souvent, à se venger des souffrances subies dans

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant