«L'immolation, c'est exposer au monde son désespoir»

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La multiplication des cas d'immolations en France, en Grèce ou au Tibet montre que le recours à ce geste d'une extrême violence dépasse les cultures et les religions. Même si les significations peuvent diverger.

«Le feu, c'est l'enfer». L'acte de s'infliger volontairement la souffrance par les flammes ne rentre pas dans les critères «traditionnels» du suicide. Jusque-là plutôt associée à des régions en proie à l'instabilité politique, l'immolation gagne désormais des sociétés jusqu'alors étrangères à cette démarche. Au cours des derniers mois, plusieurs cas ont été enregistrés en Grèce, en Italie et même en France. Le plus récent dans l'hexagone, celui d'un homme de 51 qui a choisi mercredi de se mettre le feu à Mantes-la-Jolie après avoir appris que la baisse du montant de ses allocations familiales. En octobre 2011, une enseignante de 44 ans est morte après s'être immolée dans la cour de son lycée à Béziers dans l'Hérault. A l'origine de son geste, un conflit avec ses élèves. Le jour même en Gironde, une retraitée de 77 ans s'était transformée en torche humaine, exprimant sa «lassitude de la vie» et sa «fatigue morale» à s'occuper de son enfant ha

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