L'immobilier secondaire et locatif : un marché rétréci

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La fin de l'année pourrait s'annoncer meilleure que les douze derniers mois pour le marché des résidences secondaires.

Une éclaircie? Après l'annonce par le gouvernement, en juin dernier, de l'assouplissement de la taxation des plus-values immobilières à partir du 1er septembre, le marché s'est figé. «Le marché a perdu beaucoup d'acheteurs, mais aussi beaucoup de vendeurs», explique Sébastien de Lafond, président de MeilleursAgents.com. Bien que les mois d'été soient porteurs pour le marché des résidences secondaires, les vendeurs attendaient en effet ce lundi pour mettre leur bien en vente. La fin de l'année pourrait donc s'annoncer meilleure que les douze derniers mois.

Les marchés secondaire et d'immobilier locatif reviennent de loin. Sur ces deux segments, les volumes ont chuté. Le nombre d'achats au titre de placement a reculé de 6,1 % en un an, relève Century 21 dans sa dernière livraison statistique de juillet. Les investisseurs ne représentent plus que 16,7 % du marché. À tel point que, toujours selon Century 21, «les acquisitions réalisées à titre de placement sont revenues à des niveaux comparables à ceux de 2010». Même constat pour les résidences secondaires. Leur part dans les acquisitions a chuté de 11,3 % au premier semestre (chiffres Century 21). «Il n'y a pas eu d'effondrement des prix généralisé», observe Sébastien de Lafond. Si les prix des biens locatifs ont assez bien résisté dans les grandes villes, ce n'est pas le cas de ceux des maisons de campagne isolées. Pour que ce marché reparte, il faudra que les vendeurs acceptent de baisser leurs prix.

Un manque de confiance accentué par la loi Duflot

Le contexte général reste peu porteur. L'incertaine reprise économique et la hausse du chômage refroidissent les candidats à l'acquisition. Seul point positif: en dépit d'une légère remontée, les taux des crédits restent très bas (3,50 % pour un crédit sur 20 ans, selon Empruntis). Mais la confiance manque.

La loi Duflot qui doit être examinée à partir de la semaine prochaine par les députés inquiète autant les professionnels que les investisseurs. «La complexité extrême des nouveaux rapports locatifs, notamment concernant le mode de fixation des loyers, et la suppression de toute liberté contractuelle provoqueront la disparition des investisseurs dans le secteur locatif privé», prédit même l'UNPI, association représentative des propriétaires immobiliers.


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  • gglafont le lundi 2 sept 2013 à 13:38

    C'est surtout l'aggravation de la législation sur le locatif et la loi Duflot qui ont plombé ce type d'investissement locatif résidentiel.C'est désormais un secteur sans attrait économique, il vaut mieux investir à l'étranger.

  • supersum le lundi 2 sept 2013 à 10:10

    Moi je m'arrange pour les passer en résidence principale et ne pas payer de taxes mais c'est évident que le secondaire et surtout le locatif ont été détruit en l'espace de 5 ans, et les répercutions ne font que commencer. Dans les zones déjà tendus le locatif privé qui disparait c'est pas bon du tout.