L'immobilier pèse de plus en plus lourd dans le surendettement

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INFOGRAPHIE - es dettes immobilières pèsent en moyenne 107.352 euros dans les dossiers de surendettement. La part des propriétaires et des dettes liées à la pierre progressent. Focus sur la répartition géographique du phénomène.

Si le surendettement a globalement reculé l’an dernier, les situations difficiles liées à l’immobilier ont, elles, eu tendance à augmenter. Selon un bilan annuel publié récemment par la Banque de France, le nombre de dossiers déposés auprès des commissions de surendettement a reculé de 5,9% en 2015, pour s’établir à 217.302. Alors que l’on retrouve comme tous les ans dans cette situation une large majorité de personnes vivant seules (65,2% des dossiers) et de locataires (76,8%), la part des propriétaires continue à augmenter.

Ceux qui possèdent leur logement représentent désormais 11,2% des dossiers, soit une hausse de 0,4 point par rapport à 2014 et de 1 point par rapport à 2013. Dans le même ordre d’idée, 13% des dossiers recevables en 2015 contenaient des dettes immobilières, qu’elles soient dues à l’acquisition d’un bien ou à la réalisation de travaux, contre 11,8% en 2014 et 10,8% en 2013.

Même si les crédits à la consommation restent très largement majoritaires (83,3% des dossiers et 42,3% du montant total des dettes), ils concernent des sommes plus limitées. La dette moyenne pour les crédits à la consommation s’élève à 20.954 euros contre 107.352 euros pour les dettes immobilières (33,9 % de l’endettement global). À noter: du côté des locataires, l’immobilier est également présent sous forme de dettes de charges courantes. Ces dettes de logement pèsent 5,2 % de l’endettement global, se retrouvent dans 49,3 % des dossiers de surendettement, pour un montant moyen de 4 367 euros (4.272 euros en moyenne pour le loyer et les charges locatives, 12.083 euros pour les frais de maison de retraite et 1400 euros pour les dépôts de garantie).

Quant à la distribution régionale de cet endettement (voir notre carte interactive), elle laisse apparaître de fortes disparités, directement liées aux coûts de l’immobilier. Sans grande surprise, c’est en région parisienne que les dettes immobilières se révèlent les plus importantes: 134.066 euros en moyenne et même 139.9007 euros pour les seuls prêts immobiliers (les autres dettes concernant des arriérés et des soldes à régler après vente de la résidence principale). À l’inverse, c’est dans le Limousin que les dégâts sont le plus limités: 85.592 euros en moyenne et 89.370 euros si on se concentre sur les prêts immobiliers

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  • heimdal le lundi 8 fév 2016 à 10:41

    C clair ,les impôts fonciers ,taxe habitation ,taxe OM augmentent 2 à 3 fois plus que l'inflation .Les charges de syndic (voleurs patentés ) suivent le même rythme .Les salaires ne suivent pas malgré ce que dit l'INSEE qui oublie la fiscalisation de la mutuelle et les cotisations qui augmentent sans cesse .De ce fait le budget prévu au départ de l'acquisition est totalement hors clou après quelques années .

  • M1945416 le lundi 8 fév 2016 à 08:57

    et les taxes habitation foncière qui flambent , on en parle ? car le crédit est prévu , mais pas des augmentations scandaleuse de ces taxes

  • kpm745 le dimanche 7 fév 2016 à 19:34

    Les ménages modestes qui ont acheté à des prix surévalués vont être de plus en plus nombreux à le regretter. Un mini subprime à la française pointe son nez

  • c.voyant le dimanche 7 fév 2016 à 18:55

    Les dettes immobilières sont l'une des principales sources de créations monétaires, les niches fiscales ont incité à l'endettement des millions de Français, et çà continue avec les taux bas, les gouvernements de cette façon pensent relancer l'économie, ceux qui ont plongé en sont les premières victimes, la France les remercie de leurs sacrifices.

  • jmjaff le dimanche 7 fév 2016 à 09:08

    L'immobilier a tellement flambé, beaucoup plus vite que les salaires d'ou le surendettement.

  • couturec le dimanche 7 fév 2016 à 01:34

    Bein oui ! Tout, tout de suite...!

  • heimdal le samedi 6 fév 2016 à 15:44

    Si les propriétaires se remuent ils peuvent faire baisser les charges,beaucoup de travaux inutiles sont proposés par le syndic et quelques aigrefins se chargent de récupérer les pouvoirs des plus naïfs pour voter les résolutions ruineuses des syndics.