L'immobilier parisien attire les fonds souverains

Le Figaro le
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INFOGRAPHIE. L'avenue des Champs-Élysées garde toujours la cote auprès des investisseurs. Aux côtés des classiques VIIIe et XVIe arrondissements, les fonds souverains parient aussi sur le développement du XIIIe arrondissement.

Pour investir leurs immenses liquidités, les grands fonds souverains se tournent vers l'immobilier. En 2011, selon SIL Bocconi, ils auraient déboursé 13,4 milliards de dollars, sur un total de 81 milliards, dans cette tranche d'actif. Environ un quart de cette somme est alloué à l'immobilier européen, réparti essentiellement entre Londres et Paris. Selon une étude du centre de recherche IEIF, les grands fonds souverains auraient ainsi acquis depuis deux ans pour près de 4 milliards d'euros de biens réputés de prestige à Paris.

Plutôt que d'investir dans l'immobilier coté, les grands investisseurs parapublics privilégient les opérations en direct. Ils plébiscitent le traditionnel quartier central des affaires de Paris, une zone, définie par la chambre de commerce de Paris, qui comprend le VIIIe arrondissement et des parties des Ier, IIe, IXe, XVIe et XVIIe arrondissements. Au cœur de ce quartier, la valeur symbolique de l'avenue des Champs-Élysées ne se dément pas.

Au début de l'été, le fonds du Qatar QIA a ainsi mis sur la table plus de 500 millions d'euros pour s'offrir l'immeuble du magasin Virgin, au numéro 52-60. Quelques semaines plus tard, le fonds de Norvège rachetait à Generali la moitié de l'immeuble situé au numéro 100 de l'avenue.

Un goût pour les palaces

Un mouvement de diversification se dessine toutefois. Depuis le début de l'année, les fonds souverains ont élargi leurs centres d'intérêt pour miser en parallèle sur des quartiers en plein développement. Les fonds de Norvège et de Hong­kong ont ainsi acquis chacun un immeuble dans le nouveau quartier des affaires du XIIIe arrondissement, avenue de France pour les Norvégiens et avenue Pierre-Mendès-France côté ­hongkongais.

L'acquisition de grands hôtels et palaces reste également très appréciée des Qatariens. Katara Hospitality, une entité contrôlée par le fonds souverain de la famille ­régnante, va mettre la main sur quatre fleurons du Groupe du ­Louvre, dont à Paris l'Hôtel du Louvre et le Concorde Lafayette. Dans la capitale, le holding détenait déjà le Royal Monceau. En 2007, il avait acquis l'ancien centre de conférences avenue Kléber qui, ­reconverti en palace, ouvrira l'année prochaine sous la marque ­Peninsula.

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