L'immobilier gagnant ou bien placé selon l'horizon de placement

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(NEWSManagers.com) - L'analyse des placements sur longue période à fin 2011 que vient de publier l'IEIF confirme sur le court terme une période particulièrement favorable aux " valeurs refuges " tandis que les actifs risqués ne retrouvent leur suprématie que sur longue période. Dans ce cadre, les actifs immobiliers au sens large du terme (immobilier physique, coté) tirent bien leur épingle du jeu quelles que soient les périodes d'observation.

Ainsi, en 2011, l'immobilier physique - logement et bureau à Paris - s'est bien comporté, et sa performance globale (17,3 % pour le logement et 15,6 % pour les bureaux) dépasse même celle de l'or (15,1 %). A l'autre bout du spectre, les marchés d'actions et l'immobilier coté ont été les seuls placements à connaître des performances globales négatives (- 13 % pour les actions en général et - 10 % pour les foncières cotées).

A moyen terme, notamment sur cinq ans, la situation évolue dans la mesure où les actifs physiques or et immobilier physique confortent leur attractivité, avec un taux de rentabilité interne (TRI) de 21 % pour le métal jaune, 9 % pour le logement dans la capitale et 8 % pour l'immobilier d'entreprise. Ils font mieux que les placements monétaires (2 %) ou obligataires (3 %) tandis que les actifs financiers, actions et immobilier coté, présentent une fois encore des TRI négatifs (-7 % et -6 % respectivement).

Sur dix ans, quatre types d'actifs sur cinq affichent leur nature immobilière. En détail, l'immobilier coté (15 %) se retrouve à égalité avec l'or devant le logement (13 %), l'immobilier d'entreprise (11 %) et les SCPI (10 %). Les actions restent en queue du peloton avec des performances quasi nulles.

" Sur vingt ans, la hiérarchie des TRI se normalise, effaçant les à-coups de l'économie" , précise l'étude. La logique risque/rentabilité réapparaît. Les actifs cotés retrouvent les premières places (9 % pour les foncières cotées et 8 % pour les actions françaises), derrière les actifs physiques (7 % pour l'or, le logement et 6 % pour les bureaux Paris) suivis des placements à taux (sicav monétaires et livret A à 3 %). A noter que tous les actifs dégagent des TRI supérieurs à l'inflation.

Enfin, sur quarante ans, le logement à Paris caracole en tête (14 %) - contre 11 % pour les actions françaises et 8 % pour l'or. " C'est un fait marquant qui n'est pas lié à un quelconque critère d'efficacité économique mais uniquement à un critère de rareté" , conclut l'enquête.

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  • betalp le mardi 10 avr 2012 à 15:34

    Qui finance l'IEIF? "Tous les acteurs de la chaîne immobilière" indique son site où l'IEIF se présente comme "indépendant"... Bonjour l'indépendance!