L'immobilier français parmi les moins taxés au monde... pour les étrangers

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INFOGRAPHIE - Selon une étude annuelle menée sur 15 grandes villes à travers le monde, Paris propose l’une des fiscalités les plus attrayantes pour les investisseurs étrangers. En revanche, les coûts annexes y sont parmi les plus élevés.

Une étude internationale décrivant la fiscalité française comme étant «de plus en plus attractive»? Voilà de quoi faire soulever un, voire deux sourcils, à un lecteur français. Il est vrai que ce «Global tax Report» s’intéresse exclusivement à la situation des investisseurs étrangers non résidents. Dans ce sens, la capitale française est la troisième ville la plus avantageuse parmi les 15 étudiées pour ce qui est des impôts pesant sur une propriété valant 1 million de dollars (935.000 euros) et la cinquième lorsque l’on vise une propriété à 10 millions de dollars (9,35 millions d’euros). Seules Monaco et Dubaï font mieux (ainsi que Bombay et Shanghaï pour les grosses propriétés). En cumulant frais de mutation, taxation des revenus locatifs, ISF et impôts sur les plus-values, l’étude aboutit à des niveaux globaux de taxes de 7% à 12,8%. Par comparaison, ce montant dépasse 30% à São Paulo, au Brésil.

François Hollande et sa «voie plus modérée»

Une situation qui permet aux auteurs de l’étude d’écrire: «L’anticipation de taxes plus bénignes a favorisé une attitude positive chez les investisseurs internationaux toujours prêts à capitaliser sur des prix immobiliers en baisse. L’euro plus faible et les taux d’intérêt historiquement bas se sont combinés pour alimenter un rebond des ventes dans les quartiers les plus prisés de Paris. A moins de deux ans de l’élection présidentielle, François Hollande semble suivre une voie plus modérée qui pourrait voir resurgir une fois de plus la France parmi les destinations de choix pour l’art de vivre et l’investissement. Avec ses coûts d’acquisition relativement bas et un allègement dégressif de l’impôt sur les plus-values, la France apparaît de plus en plus attrayante.»

Paris n’est cependant pas la ville rêvée à tous points de vue pour les investisseurs. Dans cette même étude, elle apparaît même comme la destination la plus chère pour les coûts annexes, non fiscaux. En additionant les coûts d’acquisition (frais d’enregistrement), frais de gestion du logement, frais d’agence à la revente, etc. ces dépenses pèsent 15,3% dans la capitale (pour un achat d’un million de dollars) alors qu’ils se limitent à 2,9% à Shanghaï. La donne change sensiblement pour les bien les plus luxueux où Paris se retrouve en 8e position. C’est alors Genève la ville la plus chère, devant Berlin, Monaco ou New York entre autres.

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