L'immobilier est devenu inaccessible aux plus jeunes

le
0
VIDÉO - Dans leur bilan sur le marché immobilier en 2011, les notaires confirment que le nombre d'acquéreurs de moins de 30 ans ne cesse de baisser alors que celui des plus de 60 ans augmente fortement.

Le plus exhaustif, mais aussi le plus tardif: c'est la force et la faiblesse du bilan annuel du marché immobilier dressé par les notaires. Dévoilé ce jeudi matin, il conforte les contours du marché 2011, tel qu'il a été décrit par la plupart des professionnels.

Première confirmation: le record du nombre de transactions (837.000 en 2006) a été battu avec 858.200 transactions en France (710.000 en province et 148.200 en Ile-de-France). Des chiffres exceptionnels dopés par le PTZ +, les taux bas et l'effet plus-values de ceux voulant vendre avant la modification de la fiscalité.

Concernant les prix, celui des appartements anciens a progressé en moyenne de 6,5% sur un an à travers le pays avec des pointes à 9% dans des villes telles que Lyon ou Bordeaux. Les notaires relèvent cependant que les tarifs ont amorcé une légère décrue depuis le quatrième trimestre.

Quant aux maisons anciennes, la hausse a été de 2,1% en France avec un bond plus marqué en Ile-de-France (+5,7%) qu'en province (+1,3%). Là aussi, les prix sont orientés à la baisse depuis octobre 2011 (-1,3% sur le trimestre).

Les notaires prudents pour 2012

Ce bilan permet aussi de tordre le cou à une idée toute faite: les achats par des étrangers n'expliquent en rien la hausse des tarifs. La proportion des transactions réalisées par des étrangers n'est que de 5,3% en 2011 et ce chiffre «est stable depuis plusieurs années», révèlent les notaires.

En revanche, les statistiques notariales confirment bien que les plus jeunes sont de plus en plus exclus de l'accession à la propriété. Ainsi, pour les logements anciens, la part des acquéreurs de moins de 30 ans est passée de 18,3% en 2010 à 16,6% en 2011. Ce chiffre ne cesse de baisser depuis 2008. Seuls le Nord et l'Est de la France semblent encore accessibles à ces tranches d'âge. Par contre, les transactions réalisées par les plus de 60 ans ne cessent, elles, de progresser. Plus attirés que jamais par la valeur refuge de l'immobilier, les acheteurs seniors sont passés de 12,5% en 2010 à 14,5% l'an dernier.

Concernant le jeu des pronostics pour 2012, les notaires se montrent plus prudents que jamais. L'année devrait enregistrer, avec un total compris entre 700.000 et 740.000 transactions, une chute de 15% à 20%, a prédit Me Pierre Bazaille, président du marché immobilier des notaires.

S'ils annoncent sans grand risque d'erreur que le volume des ventes devrait reculer en 2012 dans l'ancien comme dans le neuf, ils n'évoquent pas de fourchette d'évolution des prix. Ils se contentent de rappeler que la tendance attendue «serait au mieux une stabilité sur les bonnes adresses de Paris et les villes les plus dynamiques». Ailleurs, la baisse devrait être au rendez-vous et se prolonger en 2013 «mais d'une manière moins tranchée que celle constatée lors du trou immobilier de 2008-2009».

Désolé, cette vidéo n'est pas disponible sur votre appareil.brightcove.createExperiences();

LIRE AUSSI:

» En France, l'immobilier revient à la raison

» Immobilier: Vivre en banlieue et s'y plaire

» Paris: les acheteurs ont repris la main

SERVICE:

» Toutes les annonces immobilières avec Explorimmo

SUIVEZ LE FIGARO IMMOBILIER SUR:

» Twitter: @LeFigaro_Immo

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant