«L'immobilier a besoin d'une baisse des prix plus franche»

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Le marché devrait rester difficile en 2014 et le nombre de transactions limité. Une baisse des prix plus marquée et une fiscalité plus lisible sont nécessaires pour que le marché redémarre, selon Meilleursagents. » Immobilier : inquiets, les Français renoncent à acheter

Le marché immobilier «est morose» et il le restera encore pendant de longs mois. Tel est le diagnostic établi par Sébastien de Lafond, président de Meilleursagents.com, qui table sur une année 2014 «difficile». Malgré des taux de crédits immobiliers très bas, les ménages devraient donc rester peu nombreux à devenir propriétaires (entre 600.000 à 630.000 transactions prévues dans l'ancien en 2013 contre plus de 800.000 en 2011 et près de 80.000 ventes de logements neufs) et les prix devraient continuer à baisser lentement dans les grandes villes. «Car les ventes portent surtout sur des logements de qualité aux prix plus élevés. En revanche, les biens de moindre qualité restent sur le marché et les délais de vente ont doublé en deux ans», décrypte Sébastien de Lafond. «La baisse du nombre de transactions est elle le résultat des politiques publiques incohérentes et lourdes menées ces dernières années», ajoute ce dernier.

Depuis 2012, les règles en vigueur sur le marché immobilier ont en effet beaucoup changé: suppression du prêt à taux zéro (PTZ +) dans l'ancien et recentrage du PTZ + dans le neuf; réduction des avantages fiscaux du dispositif Scellier et nouveau dispositif Duflot; allongement de la durée de détention nécessaire (passée de 15 à 30 ans) pour être exonéré d'impôt sur les plus-values de cession pour les biens locatifs ou les résidences secondaires.

Réforme des plus-values de cession

Depuis le 1er septembre, les propriétaires sont désormais exonérés d'impôt sur la plus-value au bout de 22 ans, mais ils restent redevable des prélèvements sociaux pendant 30 ans. Et ils bénéficient d'un abattement exceptionnel de 25% pendant un an (jusqu'au 31 août 2014). Cette mesure temporaire visant à fluidifier le marché et partant faire baisser les prix pourrait ne pas produire les effets escomptés. Certes, le nombre de biens mis en vente devrait augmenter, mais cette mesure, trop compliquée pour les particuliers ne créerait pas le choc d'offre attendu.

«Pour redémarrer, le marché a besoin d'une baisse des prix plus franche, d'une meilleure lisibilité fiscale et d'une inversion de la courbe du chômage», avance Sébastien de Lafond. Tant que les ménages n'auront pas repris confiance dans l'avenir, le marché immobilier, très hétérogène, restera morose. En particulier dans les zones rurales où les prix ont chuté de 10% à 20% depuis juin 2011 (chute de 40% des transactions). Dans les villes moyennes et dans les zones périurbaines, la baisse des prix atteint 5% à 10% (baisse de 25% du nombre de transactions). Seules les grandes villes dynamiques (dont Paris) et celles situées en bord de mer résistent mieux: le marché s'est certes rétréci (baisse de 15% du nombre de transactions), mais les prix se maintiennent (de +3% à -5%).

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  • s.thual le dimanche 29 sept 2013 à 11:49

    au train ou ca va les propriétaires qui ont acheté pour louer devront s adapter car 1000x 0 ca fait toujours 0 et les charges frais et remboursements courent ,,maintenant ceux qui ont fait des plus values enormes en 10 ans devraient accorder des baisses de loyer de nature a relancer l economie qui sans cela restera atone ou en recession cqfd

  • M1945416 le mercredi 25 sept 2013 à 15:11

    le propriétaire prend les risques et c'est l'état qui encaisse ...

  • jcc0902 le mercredi 25 sept 2013 à 13:57

    30 ans pour être exonéré sur la plus value (au lieu de 15 ans). OK mais l'état perd sur les frais de mutations car cela dissuade les vendeurs. L'état ne peut pas gagner sur tous les tableaux. D'ailleurs, provisoirement on abaisse à 22 ans (un pas en avant, un pas en arrière)...

  • M1945416 le mercredi 25 sept 2013 à 09:08

    les prix de l'immo devraient baisser , ben oui, un propriétaire qui à payé son bien 300 000 ( là rénové, payé le crédit ) devrait le revendre 240 000 ... le dindon

  • Colus le mardi 24 sept 2013 à 20:28

    Les investissement locatifs des particuliers ne sont pas rentables. Ci c’était le cas, les groupes bancaires et les groupes d’assurances de partageraient cet investissement. La législation locative est anti-propriétaire, le rendement est nul est le charges élevées. De plus les défiscalisations sont intégrés dans les prix au m2 qui sont surfacturés L’investisseur privé locatif est le dindon de la farce !!!

  • remimar3 le mardi 24 sept 2013 à 20:27

    Entre 92 et 98 on a assisté à plusieurs phases : 2 ans de déni, 2 ans de baisse rapide, 2 ans d'aterissage, avant de prendre à toutes pompes vers 2000.