L'image de la France rend un retour de PSA en Iran plus ardu

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(Actualisé avec précisions) par Gilles Guillaume PARIS, 29 juillet (Reuters) - PSA Peugeot Citroën PEUP.PA a bon espoir de revenir sur le marché iranien mais les discussions sont compliquées par un climat actuellement défavorable à la France en Iran, a déclaré mercredi le président du directoire du constructeur automobile. Jusqu'à l'arrêt de sa production locale début 2012, PSA détenait environ 30% de part de marché en Iran, alors son deuxième marché en volume derrière la France. Sitôt l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien signé mi-juillet, le groupe a annoncé discuter d'un renforcement de sa coentreprise avec son partenaire historique Iran Khodro ID:nL5N0ZT2C8 , mais les discussions s'avèrent difficiles. "Ces négociations se déroulent dans un climat qui est assez hostile à la France, qui fait l'objet d'un certain nombre de critiques dans les médias iraniens, parce que le rôle de la France pendant la période des sanctions n'a pas été bien vécu", a déclaré Carlos Tavares lors d'une conférence de presse sur les résultats semestriels du constructeur. ID:nL5N1090QP "Ceci met la pression sur nos partenaires potentiels qui, c'est humain, ont tendance à durcir leur position de négociation", a-t-il ajouté. "Nous avons aujourd'hui des propositions qui sont construites, un dialogue qui a avancé, mais il est juste de reconnaître que le climat dans lequel nous menons ces discussions n'est pas favorable à la France." La France a été perçue à Téhéran comme un partisan de la "ligne dure" dans les négociations de Genève. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a entamé mercredi une visite de réconciliation en Iran, deux semaines après l'accord afin notamment de développer la coopération économique. ID:nL5N1091VQ PSA, qui déjà signé un accord avec une entreprise locale pour distribuer en Iran sa marque haut de gamme DS, continue à discuter avec plusieurs partenaires potentiels pour la fabrication locale de véhicules de ses deux autres marques Peugeot et Citroën, a poursuivi Carlos Tavares. Selon des propos cités mercredi par l'agence iranienne d'Etat Press TV, le directeur général d'Iran Khodro, Hashem Yekke-Zare, a déclaré que PSA devait assumer les conséquences de son départ d'Iran au moment du durcissement des sanctions. "Il (PSA) ne doit pas partir du principe qu'un accord préparé pour une coopération sera forcément signé", a-t-il dit, ajoutant qu'Iran Khodro était en discussions avec plusieurs entreprises et suggérant que Renault RENA.PA pourrait remplacer son compatriote comme principal partenaire. Renault, qui a poursuivi une activité normale en Iran jusqu'à la mi-2013, avait commercialisé 100.000 Logan et Mégane dans le pays en 2012. Le groupe au losange cherche lui aussi à revenir sur le marché iranien, tout comme Volkswagen VOWG_p.DE avec ses marques Seat et Skoda, selon une source du groupe allemand. (Gilles Guillaume)


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