L'île Maurice veut séduire les retraités

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Ce petit Etat de l'océan Indien propose des programmes immobiliers de luxe à des tarifs plus abordables.

Un petit paradis, c'est ainsi qu'aime à se décrire l'île Maurice. Il est vrai qu'entre son climat, ses lagons bleu turquoise et ses plages de sable blanc, cet Etat de l'océan Indien ne manque pas d'atouts. Des qualités qui séduisent les Français, ces derniers, attirés également par une francophonie vivace et un faible décalage horaire (2 ou 3 heures), représentant le tiers du million de visiteurs annuels de l'île. Les retraités fortunés apprécient, quant à eux, de résider dans un pays à la fiscalité attrayante : pas d'impôt sur la fortune, pas de droits de succession, taux unique d'imposition sur le revenu de 15 %...

Et pourtant, en période de crise, ces arguments ne suffisent plus lorsqu'il s'agit d'attirer les investisseurs sur des projets immobiliers locaux. Jusqu'à présent, bon nombre de programmes concernaient d'imposantes villas commercialisées entre 1 et 2 millions de dollars, mais elles peinent aujourd'hui à trouver preneur. Les derniers projets immobiliers redoublent donc d'imagination et tentent de réduire la facture. Parmi eux, le village Azuri, dont la commercialisation a été lancée le mois dernier par Sotheby's International Realty. Situé dans le nord-est de l'île, un ancien champ de canne à sucre de 170 hectares bordant une superbe plage va accueillir 169 appartements proposés à des étrangers ainsi que 100 logements réservés à des Mauriciens et un hôtel 5 étoiles. Son originalité ? Un modèle plus ouvert mêlant population locale et étrangers, ainsi que des tarifs beaucoup plus accessibles : entre 500.000 dollars (environ 360.000 ¤) pour 180 m2 avec trois chambres et 800.000 dollars (570.000 ¤) pour les duplex et pent-houses. «Actuellement, le prix moyen d'un bien IRS (voir ci-dessous) sur l'île est de 1,6million de dollars, rappelle Murray Adair, PDG d'Iorec, promoteur du projet né de la collaboration entre un conglomérat familial local et une firme britannique de capital investissement. Avec nos tarifs concurrentiels et ce complexe doté d'un hôtel mêlant résidents étrangers, locaux et touristes, nous comptons créer un nouveau modèle immobilier.» Le chantier devrait débuter en avril prochain, pour s'achever en août 2013. Afin de tenir cet objectif, la compagnie met en avant sa gestion locative pour séduire les acheteurs qui ne passeront que six semaines par an sur place. Elle garantit aux premiers venus un rendement annuel de 5 % nets de frais de gestion pendant les trois premières années.

Dans le sud-est de l'île, le programme La Balise Marina est lancé par un conglomérat familial local soutenu par un groupe financier sud-africain. Il s'agit du seul projet de marina dans l'île, un plus pour les amateurs de sports nautiques. On y retrouve aussi un centre commercial, un espace bien-être ainsi que de vastes villas dont les prix peuvent dépasser 2,5 millions de dollars et des appartements plus abordables, à partir de 800.000 dollars.

Les mois qui suivent permettront de vérifier si ces efforts de l'île Maurice portent leurs fruits auprès des seniors français.

Un cadre légal spécifique

Sur l'île Maurice, les achats de biens immobiliers par les étrangers sont régis par trois schémas fiscaux.- L'IRS (Integrated Resort Scheme) concerne les biens en pleine propriété d'un montant minimal de 500.000dollars. Il donne immédiatement droit aux acquéreurs à un permis de résident permanent. Libre à eux, ensuite, d'effectuer les démarches pour se domicilier fiscalement sur place.- Le RES (Real Estate Scheme) n'est, quant à lui, soumis à aucun prix minimal. Il s'applique à des programmes immobiliers plus réduits et ne permet pas de décrocher un permis permanent tant que la barre de 500.000dollars n'est pas franchie.- La formule IHS (Invest Hotel Scheme), créée l'an passé, concerne l'achat de chambre, appartement ou villa dans un complexe touristique. La gestion doit en être confiée à la compagnie exploitant le complexe et cette formule ne donne pas droit à un permis de séjour.

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  • tutuuuuu le lundi 5 déc 2011 à 09:48

    faudrait faire pareil en France, mais on risque d'etre accusé de racisme

  • M8101751 le mardi 22 nov 2011 à 09:02

    Je suis propriétaire depuis 6 mois d'une maison statut RES dans un petit domaine privé avec gardien, salle de squash et salle de gym. La maison avec piscine fait 180 m² habitables avec trois chambres grand séjour, cuisine équipée, meublée le tout pour la modique somme de 300 000 €. Je suis à 1/4 d'heure à pied de la mer à Pointe aux Piments. Dans 1 an 1/2 je pars vivre là-bas.

  • roux1238 le lundi 21 nov 2011 à 10:00

    le Yémen ou la Somalie... j'hésite.

  • perkele le lundi 21 nov 2011 à 09:26

    mouais, une ile toute petite qui prend l'eau ... ca ne me fait pas rever.On est mieux au maroc ou aux antilles.

  • muck12 le dimanche 20 nov 2011 à 17:30

    belle escroquerie ils trouveront des gogos panama est plus interessant

  • fbarbe le dimanche 20 nov 2011 à 12:37

    humm c'est bien d'étre riche !!!!et en plus Maurice vous fait des cadeaux............

  • duboisr6 le dimanche 20 nov 2011 à 11:33

    Maurice c' est bien . On achète son titre de séjour permanent en investissant au moins 500 000 $ . Ils ont raison, on a moins de problèmes avec les gens aisés et quand ils sont propriètaires, ils sont plus respectueux de l' environnement .