L'IEIF compare les performances de différents placements sur 40 ans (1974-2014)

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L'IEIF vient de publier son étude annuelle comparant les performances sur 5, 10, 15, 20, 30 et 40 ans de l'immobilier sous toutes ses formes (logement, bureaux, foncières cotées, SCPI..) avec les autres grandes catégories de placements ainsi leur profil de risque. Globalement, il ressort de cette étude que l'immobilier papier (SCPI) offre «un niveau de volatilité très limité inférieur à celui des actifs immobiliers».

Selon une approche de la performance par le TRI (taux de rendement interne), 2 actifs sont nettement en tête du palmarès des performances quelle que soit la période : les foncières cotées et les logements à Paris.

La performance des foncières cotées (10,5% entre 1984 et 2014) a été dopée par la création du statut SIIC en 2002, mais aussi par leur gestion dynamique (rotation accélérée des patrimoines, opérations de croissance capitalistiques, gestion fine de l'endettement…). Quant au logement à Paris, la très forte valorisation des actifs résidentiels dans la capitale, observée au cours de la décennie 2000, constitue une des principales explications de cette performance. Comparativement, le placement en actions a connu un niveau de performance très inégal selon les périodes : faible sur courte et moyenne période, voire très faible sur 15 ans, les actions ressortent comme l'actif le plus performant sur 30 et 40 ans (12,2 % sur 30 ans). Sur 10 et 15 ans, les performances des actions ont été fortement affectées par les crises boursières de 2001 (crise des « dot.com ») et de 2007-2008 (crise financière).

Les bureaux et les SCPI (7,7%), aux performances voisines, viennent ensuite dans le palmarès. Les bureaux voient leur classement s'améliorer dans les périodes les plus récentes en raison de la mise en place progressive de politiques d'acquisitions, d'arbitrages et de gestion beaucoup plus dynamiques qu'auparavant. Néanmoins, les 5 dernières années ont été impactées négativement par le ralentissement économique et ses conséquences sur les marchés locatifs. Les SCPI, quant à elles, ont souffert dans les années 90 des conséquences de la grande crise immobilière. Mais comme le souligne l'étude « ce placement a retrouvé un attrait croissant auprès des particuliers, grâce à la mise en place d'une gestion plus active des patrimoines depuis une quinzaine d'années ». Ils sont suivis par l'assurance vie (fonds en euros) et les obligations.

L'or enfin a des performances très irrégulières selon les périodes. Sur longue période néanmoins, il reste peu attractif (2,3 % sur 30 ans).Enfin, l'IEIF précise que « tous les placements affichent une performance supérieure à l'inflation sur toutes les périodes à l'exception des sicav monétaires et des forêts ».

En termes de profil de risque, mesuré par la volatilité des performances annuelles moyennes, plusieurs « familles » se distinguent : Les foncières cotées et les actions présentent une volatilité élevée : entre 24 % et 28 % sur 30 ans à l'inverse des placements monétaires et l'assurance-vie (autour de 2%) qui présentent une volatilité très faible. Du côté des actifs immobiliers « physiques » (logement, bureaux), ces derniers présentent une volatilité légèrement supérieure à celle des obligations, mais très nettement inférieure à celle des actifs boursiers. De son côté, l'immobilier papier (SCPI) offre « généralement un niveau de volatilité très limité (en dessous de 8%), inférieur à celui des actifs immobiliers « physiques » (de l'ordre de 11%) et souvent proche de celui des obligations (6%)».

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