L'identité n'est pas un crime !

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L'identité n'est pas un crime !
L'identité n'est pas un crime !

Rangée par une récente tribune parmi les « républicains patriotes », la journaliste Elisabeth Lévy assume... tout en s’interrogeant sur les erreurs de son « camp ».

L’identité est une bonne question à laquelle on donne de mauvaises réponses, notamment aux deux extrêmes de l’axe idéologique – à ma gauche, les « amis des musulmans », emmenés par Edwy Plenel et Mediapart, de l’autre côté les « républicains patriotes », regroupés autour d’Alain Finkielkraut et de Causeur. Telle est la thèse de Matthieu Amiech, qu’il a écrite dans sa tribune « Ni Causeur ni Crieur », parue dans Le Monde daté du 2-3 octobre.

On nous permettra, à moi et à mes amis « républicains fervents et martiaux » – quoique nous soyons plutôt désabusés et inquiets –, d’accepter joyeusement l’honneur que nous fait l’auteur, en nous désignant comme l’avant-garde du combat contre l’islamo-gauchisme, qu’Alain Finkielkraut, notre imam très peu caché, a appelé le « parti de l’Autre ». En prime, nous voilà moqués comme « néo-churchilliens ». Il nous arrive sans doute de céder au lyrisme ridicule, mais à tout prendre, néo-Churchill, c’est toujours mieux que néo-Chamberlain.

Saluons cependant un tournant. Depuis des décennies, la plupart des bons esprits et de la bonne presse (ce qu’on ­appelle le « politiquement correct ») avaient un seul ennemi : les « néo-réacs », les identitaires, le populisme – et souvent le populo. Matthieu Amiech combat une hydre, dont nous ne sommes plus que l’une des deux têtes : cela prouve que les lignes bougent.

Le désaccord intelligent est possible Il faut dire que le réel a frappé, un réel plus finkelkrautien que plénéliste, obligeant la majorité ...

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