L'idée indépendantiste progresse en Ecosse-sondage

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 (Actualisé avec sondage) 
    EDIMBOURG/LONDRES, 8 février (Reuters) - Le soutien à la 
cause indépendantiste a progressé en Ecosse et fait presque jeu 
égal avec les partisans d'un maintien dans le Royaume-Uni, à en 
croire un sondage rendu public mercredi. 
    Une légère majorité des personnes interrogées dans le 
sondage de l'institut BMG (51%) continue de se dire opposée à 
l'indépendance, mais leur proportion a reculé de trois points et 
demi depuis que la Première ministre britannique, Theresa May, a 
dit en janvier qu'elle optait pour un Brexit "dur".  
    Le nombre de partisans de l'indépendance a augmenté de 3,5 
points dans le même temps et se situe désormais à 49%, selon 
l'enquête, réalisée pour le journal Herald Scotland. 
    En 2014, les Ecossais s'étaient prononcés à 55% pour le 
maintien dans le Royaume-Uni et à 45% pour l'indépendance. Mais 
le référendum du 23 juin dernier en faveur du Brexit au niveau 
britannique a modifié la donne, une majorité d'Ecossais s'étant 
alors prononcés pour un maintien dans l'Union européenne. 
    La demande par le gouvernement écossais d'un nouveau 
référendum sur la question plongerait la Grande-Bretagne dans 
une crise constitutionnelle, au moment où Theresa May s'efforce 
de négocier les conditions d'un divorce avec le reste de l'UE. 
    Selon le journal Courier, dont le siège est à Dundee, 
Theresa May pense que son homologue écossaise, Nicola Sturgeon, 
pourrait réclamer en mars la tenue d'un nouveau référendum sur 
l'indépendance. 
    Mercredi, le ministre écossais du Brexit a estimé que le  
gouvernement britannique ne pouvait pas entamer la procédure de 
sortie de l'Union européenne sans au préalable s'être entendu 
avec l'Ecosse, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord. 
    Michael Russell a déclaré devant une commission 
parlementaire à Londres ne pas savoir quand la Première ministre 
britannique Theresa May envisage de soumettre à l'Union 
européenne la lettre par laquelle elle invoque l'article 50 du 
Traité européen, point de départ des négociations. 
    Une quatrième réunion de la commission interministérielle, 
réunissant les représentants des parlements écossais, gallois et 
nord-irlandais pour des discussions avec le gouvernement 
britannique, était prévue ce mercredi. 
    "Nous ne pensons pas qu'invoquer l'article 50 puisse avoir 
lieu tant qu'il n'y a pas une tentative d'accord sur la lettre" 
que la Grande-Bretagne doit adresser à l'UE pour lancer la 
procédure, a déclaré Michael Russell. 
 
 (Kylie MacLellan et Elizabeth Piper; Pierre Sérisier et Eric 
Faye pour le service français) 
 
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