L'ICA inquiète des ruptures de contrats dans le coton

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Commodesk - L'International Cotton Association, basée à Londres, souligne dans son rapport de fin d'année que les ruptures de contrats de fileurs vis-à-vis de leur fournisseurs de coton sont toujours aussi nombreuses. Elle a été saisie en 2012 de 247 demandes d'arbitrage, contre 242 l'année précédente.

L'ICA a tenté de pallier à ce problème en mettant sur pieds une équipe d'enquêteurs internationaux, cherchant à débusquer les moutons noirs de la profession. Elle a établi que des acheteurs qui ne respectent pas leurs contrats à terme reviennent se fournir sur le marché en utilisant des hommes de paille ou des sociétés écrans. Les ruptures sont particulièrement nombreuses au Bangladesh, en Indonésie, en Thaïlande et au Vietnam, comme le reconnait l'ancien secrétaire général de l'association des cotonniers du Bangladesh, MD Muruzzaman.

Prônant des pratiques honorables et un code de conduite dans le commerce uniforme pour toutes les transactions, l'ICA admet la difficulté à combattre efficacement les contrevenants. Elle liste cependant les sociétés indélicates qui ont refusé d'honorer leurs contrats, puis ignoré un arbitrage, en invitant ses membres à ne plus commercer avec elles.

Une difficulté que rencontre l'association est le fait que les filatures qui n'honorent pas leurs engagements sont souvent des sociétés d'Etat, protégées par les gouvernements concernés. Des acheteurs publics chinois ont ainsi fait défaut à leurs contrats en juin dernier, en annulant à la dernière minute des commandes de plus de 600.000 balles.

Le phénomène n'est pas neuf, puisqu'en 2009, 357 contrats d'achat de balles de coton avaient été rompus dans 57 pays, pour des montants atteignant 87 millions de dollars.

Les producteurs aussi renoncent à mener à bonne fin leurs contrats de vente à terme, préférant laisser le coton dans les champs quand les cours ne sont pas suffisamment rémunérateurs, une pratique observée aux Etats-Unis, avec des abandons allant jusqu'à la moitié des surfaces cultivées. L'inverse s'est produit en 2011, avec des variations de cours à la hausse entre la signature du contrat et la livraison incitant les producteurs à aller chercher une meilleure offre que la première conclue.

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