L'Iata relève la prévision de bénéfice de 2014

le
0

(Actualisé avec des précisions) GENEVE, 10 décembre (Reuters) - La baisse des prix des carburants et une croissance économique plus soutenue permettront aux compagnies aériennes de dégager un bénéfice net de 19,9 milliards de dollars en 2014, au lieu des 18 milliards précédemment prévus, ainsi qu'une marge en 2015 sans égale depuis plus de cinq ans, a annoncé mercredi l'Association internationale du transport aérien (Iata). L'association, qui représente quelque 250 compagnies aériennes représentant 84% du trafic aérien mondial, ajoute que le bénéfice net augmentera à 25 milliards de dollars en 2015, donnant une marge bénéficiaire de 3,2%. Il faut remonter à 2010 pour voir le secteur du transport aérien dégager une marge aussi forte; elle était alors de 3,1%. "Les perspectives du secteur s'améliorent. L'économie mondiale continue de se redresser et la baisse des prix pétroliers devrait renforcer le retournement haussier l'an prochain", a déclaré le directeur général de l'Iata Tony Tyler. "Une marge bénéficiaire nette de 3,2% ne laisse guère de marge de manoeuvre pour préserver les bénéfices en cas de dégradation de la conjoncture externe", a-t-il toutefois ajouté. Les dépenses de kérosène des compagnies aériennes diminueraient à 192 milliards de dollars en 2015 contre 204 milliards prévus pour 2014, ajoute l'association. Les actions des compagnies aériennes sont en forme ces derniers temps, à la faveur d'une chute des prix pétroliers, le baril de Brent LCOc1 ayant ainsi perdu plus de 40% depuis juin. Mais les analystes font valoir qu'une baisse des prix pétroliers va souvent de pair avec une baisse des rendements. Lors de la forte décrue des cours pétroliers en 2008, les compagnies aériennes se sont retrouvées en état de surcapacité, car elles avaient multiplié les sièges, et ont dû réduire les prix des tickets. Les compagnies aériennes nord-américaines, qui ont connu une période de consolidation et de restructuration, devrait dégager en 2015 la marge la plus haute, de 6%, dépassant les pics observés à la fin des années 90. Pour l'Europe, la marge ne serait que de 1,8%, pour cause de concurrence féroce, de charges réglementaires et fiscales élevées et d'infrastructures insuffisantes. (Tom Miles et Tim Hepher, Wilfrid Exbrayat pour le service français)


Valeur associée
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant