L'hystérie sur l'islam risque d'entraîner une guerre civile-Juppé

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    PARIS, 23 septembre (Reuters) - "L'hystérie" actuelle en 
France dans le débat sur l'islam risque d'entraîner une guerre 
civile si on n'apaise pas le climat, déclare Alain Juppé dans un 
entretien publié vendredi par Le Monde, où il égratigne son 
rival à droite Nicolas Sarkozy.     
    Le favori des sondages pour la présidentielle de 2017 
insiste sur son concept d'"identité heureuse" raillé par 
l'ancien président, qu'il affrontera en novembre dans la 
primaire de la droite. 
    "Je ne serai pas un prophète de malheur. Je veux donner aux 
Français une espérance dans l'avenir", dit-il. 
    "Il faut absolument apaiser le climat qui règne aujourd'hui 
en France. Le simple mot de 'musulman' suscite une hystérie 
disproportionnée !", ajoute-t-il. "Si nous continuons comme ça, 
nous allons vers la guerre civile. Moi, je veux la paix civile." 
    L'ancien Premier ministre estime qu'il est le mieux placé 
pour remporter la présidentielle face à Marine Le Pen, que tous 
les sondages donnent qualifiée pour le second tour. 
    "Je suis le seul qui peut la devancer au premier tour de la 
présidentielle et la battre largement au second. C'est très 
important pour l'avenir, et cela comptera dans le choix des 
électeurs de la droite et du centre en novembre, puis dans le 
choix des Français l'an prochain", déclare-t-il au Monde. 
    A Bordeaux, Alain Juppé a alimenté le débat avec Nicolas 
Sarkozy, qui a déclenché un feu roulant de critiques en 
proclamant lundi lors d'un meeting que "dès qu'on devient 
français, on devient gaulois". 
    Nicolas Sarkozy a dit jeudi sur BFM TV refuser la polémique 
avec Alain Juppé, qui a fustigé "la nullité" de sa campagne pour 
la primaire, tout en l'invitant ironiquement à "relever le 
débat". 
    "Je souris. Lancer un débat sur la question de savoir si nos 
ancêtres sont gaulois plus ou moins à 100% ou à 90%, je ne suis 
pas sûr que ça élève les débats. Moi, je n'ai pas attaqué les 
personnes. Je dis que ce débat-là m'a paru au ras des 
pâquerettes et donc si tout le monde veut l'élever, on se 
retrouvera", a dit le maire de Bordeaux à des journalistes.  
    "Je le suivrai volontiers s'il s'élève." 
 
 (Yves Clarisse, avec Claude Canellas à Bordeaux, édité par 
Jean-Baptiste Vey) 
 
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