L'hypothèse d'élections anticipées minimisée à Athènes

le , mis à jour à 16:09
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ATHENES, 6 juin (Reuters) - Plusieurs ministres du gouvernement d'Alexis Tsipras ont minimisé samedi l'hypothèse d'élections anticipées en Grèce, parfois évoquée pour sortir le pays de l'impasse dans les négociations avec ses créanciers. "Il n'y a pas de raison d'organiser des élections", a dit le ministre de la Santé Papagiotis Kouroublis à la télévision. "Je crois fermement qu'il y aura un accord", a-t-il ajouté. Le ministre de l'Energie Panagiotis Lafazanis, membre de l'aile la plus à gauche du parti au pouvoir Syriza, mais également proche d'Alexis Tsipras, plus modéré, a déclaré à l'hebdomadaire Agora que le gouvernement était pleinement mandaté pour appliquer son programme, rejetant de facto la solution d'élections anticipées pour conforter la légitimité du gouvernement Tsipras face à ses créanciers. Le Premier ministre grec a, dans un discours offensif, vendredi, dénoncé les propositions "absurdes" et "irréalistes" que lui ont présentées cette semaine le Fonds monétaire international et les institutions européennes, tout en déclarant qu'un accord n'avait jamais été aussi proche, mais dans les termes voulus par Athènes. Il n'a pas évoqué l'option d'un scrutin anticipé. Un sondage publié samedi montre qu'une très large majorité de Grecs (73%) ne voit pas la nécessité d'organiser de nouvelles élections, alors que les dernières ont eu lieu fin janvier. Dans cette enquête réalisée par l'institut Metron Analysis pour l'hebdomadaire Parapolitica, 79% des Grecs disent vouloir rester dans la zone euro et 47% sont favorables à un accord entre Athènes et ses créanciers même si cela implique des concessions, alors que 35% refusent tout compromis avec les créanciers. (Lefteris Papadimas; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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