«L'hypercentre» de François Bayrou, une force faible

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De grandes incertitudes planent sur la pérennité de l'électorat centriste.

Pour sa troisième candidature, François Bayrou va jusqu'au bout de sa stratégie de «l'hypercentre»: affirmation résolue de l'originalité du centre, ostentation d'une aventure personnelle au prix de la marginalisation des forces partisanes, revendication d'une autonomie critique tant vis-à-vis de la droite que de la gauche. Comme en 2002 et en 2007, il a fait de l'élection présidentielle une affaire très personnelle. Contrairement à 2002 et surtout 2007, son score est «en dessous des attentes». En 2007, il avait recueilli 6.820.119 voix (soit 18,57 % des suffrages exprimés ou 15,34 % des inscrits), ce qui était beaucoup plus qu'en 2002: 1.949.170 voix (6,84 % des suffrages exprimés - 4,73 % des inscrits, voix auxquelles il convient d'ajouter les scores de la droite non gaulliste atomisée: 1.113.484 voix, soit 3,9 % pour Alain Madelin, et 339.112 voix, soit 1,2 % pour Christine Boutin).

Unique candidat centriste en 2012, il ne renoue pas avec la dynamique d'attrac

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