L'huile de palme thaïlandaise plombée par la politique

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Commodesk - Même politique, mêmes effets : l'achat d'huile de palme à prix garanti aux producteurs thaïlandais depuis le 20 décembre a stoppé les exportations, comme cela s'était déjà produit pour le riz.

Les industriels thaïlandais ayant l'obligation d'acheter aux producteurs à un prix donné, supérieur à celui du marché international, les dérivés de la palme thaïlandaise ont perdu leur compétitivité. Sur un marché mondial en excédent, l'intervention publique se révèle désastreuse, estime l'Association thaïlandaise de la Palme et de l'Huile de palme.

La commission nationale de la Palme a fixé en décembre à 4 bahts le prix payable par les transformateurs aux paysans (pour des fruits contenant 17% d'huile), après que les fruits du palmier soient tombées à 2 bahts (5 centimes d'euro). Ce tarif correspond à un prix d'achat public d'huile de palme raffinée de 25 bahts (62,4 centimes d'euro) par kg, alors que l'huile se vend autour de 19 bahts (22 à 23 bahts pour les huiles malaisiennes ou indonésiennes).

Du fait de ce choix favorisant les planteurs, les entrepôts publics thaïlandais contiennent 400.000 tonnes d'huile de palme, et les industriels manquent de citernes pour stocker toute l'huile qu'ils fabriquent. Cependant, la politique d'achat public a un plafond, correspondant à une ligne de crédit de 1,3 milliard de bahts (32,4 millions d'euros) au budget de l'Etat (contre 46 milliards de bahts pour le caoutchouc, et cinq fois plus pour le riz).

La Thaïlande a produit 1,9 million de tonnes d'huile de palme brute en 2012, dont 900.000 tonnes pour l'alimentation, 600.000 tonnes transformées en biocarburants, les 400.000 tonnes excédentaires stockées ayant vocation à être exportées.
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