L'huile de palme, envahit le Cameroun

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(Commodesk) Le Centre pour l'environnement et le développement du Cameroun (CED) dénonce, dans un rapport publié le 13 février, les conséquences des plantations d'huile de palme au Cameroun. Les auteurs du rapport, Samuel Nguiffo et Brendan Schwartz, ciblent la SG Sustainable Oils Cameroon (SGSOC), filiale d'une compagnie américaine, qui dispose, depuis 2009, de 73.086 hectares de surface et compte produire 400.000 tonnes d'huile de palme par an.

L'enjeu est avant tout écologique, le site de la SGSOC se trouve à proximité de quatre zones protégées. D'après le rapport de la CED « la SGSOC devrait réserver 31.576 ha des terres pour les activités agricoles des communautés locales », sur l'ensemble des terres de la SGSOC, 60.000 hectares, soit plus de 82%, seront réservés à la plantation et aux installations, il ne reste que 13.000 hectares pour les populations locales et la protection des forêts primaires. L'entreprise a également le droit illimité d'utiliser l'eau pour ses plantations, au dépend des besoins des populations locales.

L'entreprise affirmait pourtant, dans un communiqué de juin 2011, que son projet était « bénéfique pour les populations locales » et qu'il « protégera la biodiversité du pays».
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