L'horizon économique et politique s'assombrit pour Hollande

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* Coup dur sur le pacte de responsabilité * Berlin refuse d'infléchir sa politique économique * Les Radicaux de gauche menacent de quitter le gouvernement * Mauvais chiffres économiques attendus par Julien Ponthus et Emmanuel Jarry PARIS, 7 août (Reuters) - Nouvelle fin de non recevoir allemande, désaveu du Conseil constitutionnel sur le pacte de responsabilité, tensions dans la majorité : l'horizon déjà menaçant de la rentrée s'est encore assombri pour François Hollande depuis son départ en vacances. Le chef de l'Etat, qui dressait le 21 juillet un tableau lugubre de l'opinion devant la presse présidentielle - "beaucoup de gens n'y croient plus" - n'a guère trouvé ces jours-ci d'arguments pour redonner moral et confiance aux Français. La censure, jeudi, par le Conseil constitutionnel de baisses de cotisations salariales pour les salariés modestes redonne des munitions à ceux qui instruisent le procès en amateurisme du gouvernement, auquel François Hollande avait espéré répondre en nommant Manuel Valls au poste de Premier ministre. "L'amateurisme fait perdre du temps à la France", estime dans un communiqué l'ancien Premier ministre UMP François Fillon, qui dénonce "le caractère brouillon et improvisé de la politique économique gouvernementale". Le coup est d'autant plus rude que les 2,5 milliards d'euros de réductions de cotisations annulées représentent la moitié du volet "solidarité" d'un pacte qui prévoit 41 milliards de baisses de charges sociales et d'impôts pour les entreprises. De quoi relancer la guérilla de la CGT, de Force ouvrière et, surtout, des députés socialistes frondeurs, contre un pacte accusé de faire la part trop belle au patronat, d'autant que les négociations sur les contreparties piétinent. ID:nL6N0QD44T Conçu pour relancer une économie française désespérément atone par une politique de l'offre, ce pacte paraît d'ores et déjà insuffisant. Au point que François Hollande a lancé lundi un appel à l'Allemagne pour qu'elle mette ses excédents au service de la croissance européenne. "ON A QUELQUES DOUTES" Un appel immédiatement rejeté par Berlin, qui ne juge pas nécessaire d'infléchir sa politique déjà suffisamment favorable à la croissance selon Angela Merkel. ID:nL6N0QC3NK Cette fin de non recevoir fragilise l'ambition du chef de l'Etat français de "réorienter" l'UE vers une politique plus favorable à la croissance et à l'emploi. Il ne peut pas non plus compter sur la publication des prochaines statistiques pour atténuer un triple constat d'échec sur les fronts de l'activité, des déficits et de l'emploi, auquel Manuel Valls a préparé l'opinion. ID:nL6N0Q73YU Le ministre français des Finances, Michel Sapin, devrait être bien seul en première ligne, le 14 août, pour faire un point sur les comptes publics, après la publication par l'Insee des chiffres de croissance du deuxième trimestre. L'agence de notation Moody's et de nombreux analystes s'attendent à ce que le gouvernement admette que ses objectifs de réduction des déficits - à 3,8% du PIB fin 2014 et 3% fin 2015 - ne seront pas atteints. "On en sera même assez loin", estime Yacine Rouimi, économiste de la Société générale. La Commission européenne espère que la France tiendra au moins son engagement de réduire ses dépenses publiques de 50 milliards d'euros sur trois ans. "Parce que déjà, là, on a quelques doutes", confie un haut fonctionnaire européen. Faute d'atteindre ses objectifs, François Hollande tentera de convaincre ses partenaires de lui donner encore du temps, en invoquant les réformes structurelles menées par la France mais contestées par l'aile gauche de sa majorité. Ses conseillers jugent la fronde de plusieurs dizaines de députés PS stabilisée à un niveau supportable. QUELLE STRATÉGIE ? Mais rien n'exclut un regain de tension, notamment sur la question des seuils de 10 et 50 salariés au-delà desquels les entreprises se voient imposer des obligations supplémentaires, objet d'une future négociation entre les partenaires sociaux. Le dernier allié du PS au sein de la majorité, le Parti radical de gauche, a pour sa part menacé de retirer ses trois ministres du gouvernement si le projet de réforme territoriale reste en l'état. ID:nL6N0QC5FR Signe de la mauvaise humeur des états majors du PS et du PRG : les deux formations iront en ordre dispersé aux élections sénatoriales de fin septembre, lors desquelles la gauche devrait, sauf surprise, perdre sa majorité au Sénat. Sur le front social, le gouvernement risque d'être confronté aux mouvements d'humeur des professions libérales, vent debout contre les projets du ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, de s'attaquer à leur monopole dans certains secteurs. François Hollande, qui fêtera ses 60 ans le 12 août, et dont la rentrée débutera le 15 par la commémoration du Débarquement allié de 1944 en Provence, réfléchit à sa stratégie avant une grande conférence de presse en septembre. Il peut certes miser, pour faire diversion, sur le feuilleton de l'éventuel retour de son prédécesseur UMP Nicolas Sarkozy et des divisions de l'opposition. Mais "il faut absolument qu'il y ait une perspective qui soit donnée", estime Stéphane Rozès, président de la société Conseils, analyses et perspectives (Cap). "C'est l'absence de récit qui fait les jacqueries et les frondes." (Avec Ingrid Melander et Blaise Robinson, édité par Yves Clarisse)

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  • rodde12 le jeudi 7 aout 2014 à 21:34

    D'ici trois ans vous aurez le temps de comprendre.

  • rodde12 le jeudi 7 aout 2014 à 21:33

    Couurage plus que troiss ans à tenir. Vous avez bien fait de voter pour eux . D'ici trois ans vous a

  • rodde12 le jeudi 7 aout 2014 à 21:32

    Courrage plus que trois ans. Vous avez bien fa

  • frk987 le jeudi 7 aout 2014 à 18:16

    Pour le Raleur : vous savez comme moi qu'une proportionnelle intégrale c'est le retour aux mag..ouilles de la IV eme République. Une dissolution n'apporterait rien, aucun parti "intelligent" ne peut accepter de cohabiter avec FH. Ou bien s'ils le font ce sont des suicidaires. Le fruit est pou..rri, suffit d'attendre qu'il tombe tout seul avec les pluies d'automne.

  • LeRaleur le jeudi 7 aout 2014 à 18:01

    Sa seule porte de sortie et laisser dans l'Histoire un courage et une lucidité exemplaire : une nouvelle élection des députés au suffrage proportionnel intégral. Et laisser les nouveaux venus se dépatouiller tout seul et faire leurs armes pour voir et les casser ensuite, éventuellement.

  • M6514737 le jeudi 7 aout 2014 à 17:56

    Degage toi-president

  • M8637171 le jeudi 7 aout 2014 à 17:56

    Il y a trop d'état et cet état est trop mal géré.

  • M8637171 le jeudi 7 aout 2014 à 17:55

    fr987. je pense qu'il faut qu'il démissionne mais pas tout de suite; car il n'y a pas dans le pays une majorité d'opinion pour des réformes vraiment utiles. Cependant petit à petit devant l'ampleur des problèmes les français comprennent que des réformes qui vont les toucher directement doivent être prises mais il n'y a pas encore de majorité écrasante. Ces réformes doivent toucher les élus et les syndicats en premier lieu puis les assistés et les fonctionnaires et les professions réglementées.

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