L' hôpital qui a réussi à rapprocher les chercheurs et les malades

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VIDEO- Ouvert depuis un an à Paris, l’Institut Imagine (hôpital Necker) a changé la vie des chercheurs, des médecins et des patients. En partenariat avec le Pavillon de l’Arsenal, le Figaro Immobilier vous fait découvrir le bâtiment conçu par Jean Nouvel et Bernard Valéro.

C’est une belle histoire. Celle d’un bâtiment, ouvert il y a tout juste un an, qui abrite des chercheurs, des médecins et des malades. Les premiers travaillent en équipes inlassablement sur des pathologies difficiles, maladies rares et génétiques. Les praticiens, eux, tentent de soulager les jeunes patients et leurs parents.

Ce lieu est bien sûr celui d’histoires individuelles difficiles, mais aussi un formidable tube à essai géant avec des chercheurs et des médecins passionnés. Des scientifiques de haut vol. Le professeur Alain Fischer, qui dirige cet institut implanté dans le XVe arrondissement à Paris doit d’ailleurs recevoir, en avril à Tokyo, le Japan Prize pour son travail sur une forme grave de maladie auto-immune.

Le Figaro Immobilier, en partenariat avec le Pavillon de l’Arsenal, centre d’urbanisme et d’architecture de Paris et de la métropole parisienne, vous fait découvrir comment les architectes ont pensé ce bâtiment. Ils ont travaillé à l’écoute des chercheurs et des médecins de l’Institut Imagine qui est le premier pôle européen de recherche et de soins sur les maladies génétiques. Plus de 35 millions de personnes en Europe sont atteintes de maladies génétiques dont 3 millions en France et 30.000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année dans l’hexagone. «On se devait de faire quelque chose de lumineux, d’emblématique» confie Bernard Valéro.

Au rez-de-chaussée, les patients consultent, dans les étages supérieurs, les chercheurs cherchent. «Quand on est dans l’atrium, au centre on voit un volume énorme suspendu, des locaux partagés. Cette boîte suspendue représente la gravité du lieu» ajoute-t-il. Une salle de séminaire, une cafétéria avec vue sur les toits de Paris sont aussi logées dans ces murs.

«Contrairement à ce qu’on trouve dans des lieux hospitaliers qui ne le sont pas tant que ça, ici il y a un grand espace éclairé par le dessus et à l’intérieur, tout est blanc» explique Jean Nouvel. «L’immeuble lui-même est une sorte de miroir gris qui prend toute les couleurs du ciel, qui prend les images des immeubles qui sont en face, celles des arbres» précisait-il lors de l’inauguration des lieux. Et il poursuit. «Il appartient totalement à Paris à sa couleur, à sa topographie».

«C’est presque un bâtiment furtif, on le remarque à peine sur le boulevard Montparnasse malgré sa masse, avec ce volume taillé comme un prisme, comme un diamant» sourit Bernard Valero.

Un bâtiment éprouvette

Un an après son ouverture, le Figaro a demandé au Professeur de génétique Stanislas Lyonnet, chercheur à l’Institut Imagine, ce qui a changé pour les médecins, les chercheurs qui travaillent sur les maladies rares et les patients qui l’occupent au quotidien. «L’objectif est atteint, la qualité de vie de tous a profondément changé. Le bâtiment rassemble des chercheurs d’horizons différents et ils travaillent mieux ensemble» explique-t-il.

Pour lui, ce bâtiment, c’est une éprouvette. Centre de référence pour de nombreuses maladies rares, l’Institut Imagine peut recevoir 30.000 consultations par an et 350 personnes travaillent là, au service des autres. «Les étages ne sont pas découpés en disciplines, cela permet une certaine agitation intellectuelle, des rencontres inopinées et des équipes qui profitent des avancées des autres dans d’autres disciplines. Le bâtiment incarne un circuit vertueux, les patients voient que des chercheurs travaillent pour eux, sur des maladies rares, les chercheurs, eux, ne sont pas dans leur bulle, ils voient les malades. Le sens de notre recherche est là».

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