L'hôpital est "au bord du burn-out", prévient Berger

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Alors que le gouvernement planche sur une réforme d'ampleur du système de santé, le secrétaire général de la CFDT a alerté mardi 13 février sur l'état des hôpitaux français.

Laurent Berger s'adressant à la presse dans la cour de l'Élysée, le 13 octobre 2017 ( AFP / BERTRAND GUAY )
Laurent Berger s'adressant à la presse dans la cour de l'Élysée, le 13 octobre 2017 ( AFP / BERTRAND GUAY )

L'hôpital est "au bord du burn-out". Invité de France 2 mardi matin, Laurent Berger, chef de file de CFDT, a dressé un sombre tableau du système hospitalier en France, qui doit être "revu et corrigé". "J'entends bien les soucis d'économies" mais "on parle de santé", a déclaré le responsable syndical. "Il faut revoir le mode de financement de l'hôpital, revoir son articulation avec la médecine de ville" et "il faut davantage de moyens parce que la population vieillit."

"Il faut entendre le mal-être des agents", "leur donner la possibilité de s'exprimer sur l'organisation du travail" et de "négocier" sur ce thème, a poursuivi Laurent Berger, évoquant des "problèmes de management" et en demandant qu'on "arrête de gouverner l'hôpital par circulaire, par injonction".

Aujourd'hui, il y a de "moins en moins de postulants dans les concours d'aides-soignants" parce que "ça ne fait plus envie". Pour ces agents, la CFDT propose le passage de la catégorie C à la catégorie B pour rendre le métier plus attractif, a-t-il ajouté.

100 MILLIONS D'EUROS PAR AN

Dans la journée, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé le lancement d'une réforme "globale, cohérente, méthodique" du système de santé. "Le temps des rafistolages est révolu", a-t-il déclaré. Durant les mois de mars à mai, se déroulera une concertation "à plusieurs niveaux" pour "recueillir l'avis des acteurs du terrain". Le chef du gouvernement a également promis "une réflexion sans tabou" sur les études supérieures en santé et en particulier sur le "numerus clausus", qui fixe le quota d'étudiants admis en deuxième année.

Pour conduire cette réforme d'ampleur, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, bénéficiera d'une enveloppe budgétaire de 100 millions d'euros par an, "en plus" du budget de l'Assurance maladie, ce qui "donnera un peu de marge pour accompagner les initiatives".

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  • Pathor il y a une semaine

    Et pendant ce temps la république entretien des milliers de hauts fonctionnaires à 200 k€/an et plus (+frais, chauffeurs, secrétaires, assistants etc) dans certaines administrations et dans des agences d'états (dénoncées depuis des années par la cour des comptes..) . Bien évidement ce ne sont pas ceux la qui seront concernés par la "réforme" de l'aide au transfert vers le privé ...

  • gamma87 il y a une semaine

    VECU : avoir un voisin de chambre migrant/cinglé tout ça parce qu'à l'hopital psy à coté c'est complet, vive les conditions de travail au CHU.BREF : ça va pas s'arranger

  • udune il y a une semaine

    Macron va donner 15 millions pour l'aménagement des côtes d'un pays africain, il devrait plutôt les mettre dans le financement de nos hôpitaux.

  • jphr63 il y a une semaine

    C'est sûr qu'avec 35h par semaine on doit approcher de se bruler.....

  • rillouto il y a une semaine

    @kejacol : " mais aussi dans les entreprises privees qui ont reduit le personnel depuis une decennie et que chaque collaborateur doit etre polycompetent " >>> c'est exactement ce qui se passe dans le publique maintenant, mais sans possibilité de voir les salaires augmenter, des participations sur le bilan en fin d'années, avancements interdits,mobilité interdite, etc .. etc ... oui, tout le publique est au bord du burn out .... sauf nos chers elus,grassement payés ... eux tout va bien !! ...

  • kejocol il y a une semaine

    il n'y a pas qu'a l'hopital qu'on est au bord du burn out mais aussi dans les entreprises privees qui ont reduit le personnel depuis une decennie et que chaque collaborateur doit etre polycompetent. Mr le baton de berger, il ne faut pas oublier le prive car c'est lui qui te donne a bouffer.

  • bearnhar il y a une semaine

    Problèmes intégralement issus du passage aux 35h. Je trouve qu'Aubry s'en tire super bien sur le coup, on s'adresse à tout le monde sauf à elle. Elle est satisafaite d'avoir saccagé la vie de je ne sais combien de familles ? C'est pas son problème évidemment, elle ne fera pas la queue 9h aux urgences. Combien nous ont couté les 35h à l'hosto ? Une fortune en desorganisation.