L'homme fort du Cambodge à l'assaut des réseaux sociaux

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L'homme fort du Cambodge à l'assaut des réseaux sociaux
L'homme fort du Cambodge à l'assaut des réseaux sociaux

Au milieu de scouts, le Premier ministre Hun Sen, l'homme fort du Cambodge, prend la pose du grand oncle bienveillant. Le cliché, diffusé sur les réseaux sociaux, fait partie d'une tentative de couper l'herbe sous le pied de l'opposition.Car Hun Sen, âgé de 63 ans, a juré de rester à son poste jusqu'à ses 74 ans. Et il ne donne aucun signe de vouloir desserrer son étreinte sur le pouvoir, dans un pays où le chef de l'opposition, Sam Rainsy, a dû récemment s'exiler à l'étranger pour échapper à la prison.Hun Sen, au pouvoir depuis 1985, a depuis peu une application dédiée, disponible sur Android et I-Phone, pour ceux qui "souhaitent avoir des nouvelles de lui rapidement". Une entrée tardive dans l'ère numérique qui lui a valu des sarcasmes sur la Toile mais aussi de nouveaux partisans."C'est un outil vital pour gagner en popularité auprès du public, notamment des jeunes", explique Sok Eysan, porte-parole de son parti, le Cambodian People Party (CPP).Créée en septembre 2015, la page Facebook de Hun Sen compte plus de 1,9 million de Like.On y voit des vues aériennes des rassemblements de son parti et Hun Sen y explique à la première personne la réforme de la réglementation routière, qui a suscité un tollé sur les réseaux sociaux.Au sein de l'équipe spécialement créée pour animer ses comptes, de jeunes Cambodgiens traquent les tendances et débats en ligne, pour donner l'image d'un dirigeant à l'écoute."C'est une stratégie politique, mais c'est le bon moyen d'attirer des jeunes", réagit Kea Ny, un étudiant de Phnom Penh interrogé par l'AFP."Je pense qu'il peut changer la perception que les jeunes ont de lui", ajoute celui qui se dit hésiter entre Hun Sen et l'opposition. Plusieurs de ses amis, critiques de Hun Sen, ont déjà été convaincus par son offensive de charme sur les réseaux sociaux.Car au Cambodge comme ailleurs, les réseaux sociaux sont le vecteur du ras-le-bol ...

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