L'homme de l'affaire Bygmalion, Jérome Lavrilleux, quitte son mandat local

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L'homme de l'affaire Bygmalion, Jérome Lavrilleux, quitte son mandat local
L'homme de l'affaire Bygmalion, Jérome Lavrilleux, quitte son mandat local

L'homme par qui le scandale Bygmalion a explosé va lâcher son siège de conseiller général de l'Aisne. Toujours député européen, mais plus membre de l'UMP, Jérôme Lavrilleux, l'ex-bras droit de Jean-François Copé explique qu'il a toujours été opposé au cumul des mandats. Un principe qu'il prétend mettre aujourd'hui en application. 

«J'avais dit dès la campagne des européennes» en mai dernier «que j'étais contre le cumul des mandats, je mets en application ce que j'avais annoncé», a-t-il indiqué jeudi, confirmant une information du Courrier Picard.

Conseiller général du canton de Saint-Quentin nord depuis 2002, Jérôme Lavrilleux va envoyer vendredi sa lettre de démission au président PS du département de l'Aisne, Yves Daudigny. C'est sa suppléante, Monique Bry, adjointe au maire UMP de Saint-Quentin, Xavier Bertrand, qui le remplacera jusqu'aux élections départementales de mars.

Toujours député européen

Le chef de file de l'opposition UMP du Conseil général, Hervé Muzart, confie avoir «appris la nouvelle par la presse». «Je suis désolé de cela. J'espère qu'il avait des raisons profondes pour ne pas me prévenir. En ce qui nous concerne, nous ne l'avons jamais accusé de quoi que ce soit. C'est à mon avis un vrai politique, dans le bon sens du terme.» Jérôme Lavrilleux se faisait rare au Conseil général. «Depuis qu'il avait été nommé directeur de cabinet de Copé (NDLR. en 2011), on ne l'avait plus revu» ajoute Hervé Muzart.

Homme de l'ombre, inconnu du grand public, Jérôme Lavrilleux a accédé à la pleine lumière le 26 mai dernier, au lendemain des élections européennes. Lors d'une hallucinante interview-confession accordée à BFMTV, celui qui fut directeur adjoint de la campagne présidentielle de Sarkozy en 2012, a admis en larmes que des prestations fournies par la société Bygmalion avaient été indûment facturées à l'UMP au lieu d'être imputées aux comptes de campagne ...

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