L'hiver a été clément pour la facture énergétique du consommateur

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Les mois de janvier et février, très doux, ont épargné les dépenses de chauffage pour les consommateurs domestiques. Sur la période, l'économie s'élève en moyenne à 50 euros dans le gaz. Dans l'électricité, le repli de la facture oscille entre 10 et 15%.

Le printemps qui arrive - le jeudi 20 mars, date officielle sur le calendrier - est toujours guetté avec plaisir pour le consommateur qui va pouvoir réduire peu à peu ses dépenses de chauffage. Quoique cette année, compte tenu de la douceur des températures en janvier et février - par rapport aux normales saisonnières -, sa facture énergétique a été relativement épargnée. Les opérateurs ont fait les comptes: sur les premières semaines de l'année, la consommation de gaz a reculé de près de 22% par rapport à la même période en 2013. Dans l'électricité, la consommation a baissé de 8% en janvier et de 10% en février, atteignant les niveaux les plus bas depuis 2007.

Au mois de février, traditionnellement le mois le plus froid, la température s'est élevée en moyenne à 5,8 degrés, contre 2,4 degrés en 2013. Sur les deux premiers mois de l'année, GDF Suez a calculé qu'un ménage se chauffant au gaz avait économisé en moyenne 50 euros, sur une facture qui s'élève environ à 1200 euros. Cela concerne quelque 6 millions de foyers. Dans l'électricité aussi, la facture a reculé sur les deux premiers mois de l'année, avec un repli oscillant entre 10 et 15%.

La France a exporté massivement son électricité

Est-ce une si bonne mauvaise nouvelle que cela pour les fournisseurs d'énergie. Ils reconnaissent que l'hiver clément ne fait pas leurs affaires mais que cet impact doit aussi être relativisé. D'abord parce que la météo peut toujours se retourner: rien ne dit, comme l'année dernière, que le printemps soit durablement frais. Par ailleurs, il existe d'autres compensations: cet hiver, la France a exporté massivement son électricité, notamment en février avec un solde exportateur - à 11,2 gigawatts (GW) deux fois plus important qu'en 2013. Toujours en février, du premier au dernier jour du mois, la France a toujours été exportatrice d'électricité.

De manière générale, l'alimentation énergétique est extrêmement sensible aux variations climatiques. Réseau de transport d'électricité (RTE), la filiale d'EDF en charge des lignes haute et très haute tension, a calculé que chaque fois que la température baissait d'un degré sous les normales saisonnières, la demande en électricité progressait de 2,4 GW, soit deux fois la consommation d'une ville comme Marseille.

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