L'histoire de la chanson Coup de boule

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L'histoire de la chanson Coup de boule
L'histoire de la chanson Coup de boule

C'était il y a maintenant dix ans. L'histoire d'une blague entre potes qui est devenue un tube planétaire. Au lendemain du coup de tête de Zidane à Berlin, les frères Lipszyc et leur ami Franck enregistraient le titre Coup de boule. Entre Cauet et une tragédie grecque.

Les images défilent, l'histoire avec. Un soir de juillet, à Berlin, la montre court sur les onze heures du soir. Sur la pelouse, une finale de Coupe du monde. Les ongles rongés par l'angoisse, la tension. Et Jean-Michel Larqué prend la parole : "Il y a faute sur Materazzi, il y a quelque chose." La suite n'est qu'une lente et longue dramaturgie. Gianluigi Buffon parcourt la moitié de terrain italienne. Et c'est au tour de Thierry Gilardi de parler : "Tiens, on voit Zizou. Ouh, ouh, Zinédine. Oh, Zinédine. Pas ça. Pas ça, Zinédine. Pas ça, Zinédine. Oh non, oh non pas ça. Pas aujourd'hui, pas maintenant, pas après tout ce que tu as fait. Aïe, aïe, aïe, aïe !" Zinédine Zidane vient de remettre son brassard en place, il crache au sol et, au fond, il sait.


Il sait qu'il vient de changer la dernière partition de sa vie. C'est un peu plus qu'une fausse note. "C'est épouvantable." Personne ne sait vraiment ce qu'il s'est passé, même pas l'arbitre central, Horacio Elizondo. Une voix changera finalement l'histoire, celle de Luis Medina Cantalejo, le quatrième arbitre, qui hurle dans le casque d'Elizondo : "Horacio, Horacio, je l'ai vu ! Un coup de tête vraiment violent de Zidane sur Materazzi, en pleine poitrine !" La dernière image de Zidane au plus haut niveau sera donc celle-ci : un coup de tête. La France n'a plus les mots. Dans le sud du pays, Emmanuel Lipszyc, dirigeant de La Plage, une firme de réalisation de musiques de films, est à la terrasse d'un café. Il ne comprend pas. Son frère, Sébastien, est ailleurs. Son ami, Franck, est chez lui, devant un écran géant. Et tout à coup, le silence.

"On a balancé les trucs que tout le monde se racontait depuis 24 heures"


C'est la seule réponse : l'absence de réponses. Son ami Franck Lascombes raconte aujourd'hui avec plaisir être à ce moment "hébété". Il voit ses amis fondre dans la déprime, certains probablement dans la bouteille.
« Je me suis dit que ce n'était pas possible. J'ai commencé à griffonner quelques trucs sur une…





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