L'heureux paradoxe Griezmann

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L'heureux paradoxe Griezmann
L'heureux paradoxe Griezmann

Joueur raffiné et de toque, Antoine Griezmann n'en demeure pas moins la star de deux équipes au style plus rudimentaire que spectaculaire. Un paradoxe, vu son profil tout en technicité et intelligence, qui n'est pas loin de devenir son meilleur atout à l'Atlético aussi bien qu'avec les Bleus.

Lorsqu'il quitte son cocon de San Sebastián à l'été 2014, Antoine Griezmann n'est plus le petit garçon chétif qui, quelques années plus tôt, débarquait de l'autre côté des Pyrénées. Idem, il n'est pas encore ce candidat au Ballon d'or, capable sur un éclair de faire vaciller le champion du monde allemand. Son arrivée à l'Atlético de Madrid, dans un Vicente-Calderón plein pour moitié, le fait alors entrer dans une nouvelle dimension : celle de la Ligue des champions et des courses aux titres, des records personnels et collectifs. Sur le plan stricto sensu du terrain, "il a surtout appris à jouer un autre football, plus rugueux qu'en toucher, plus tactique que fou-fou ", abonde son ancien comparse txuri-urdin David Zurutuza. Pour sûr, avec un nouveau commandant de bord répondant au blase de Diego Simeone, le petit gars de Mâcon s'assure une mue profonde et décisive dans sa progression. À l'instar du style appliqué par Didier Deschamps, celui du Cholo lui a permis de franchir un nouveau palier dans la hiérarchie des attaquants de stature mondiale aptes à faire chavirer des rencontres. Et le meilleur est encore à venir.

Du sacrifice uruguayen au recentrage argentin


Le "manque d'air lors des premiers entraînements" et les remontrances publiques de Diego Simeone – "Le jeune joueur important qu'il est doit commencer à devenir un homme et un footballeur important " – marquent le début de l'ère colchonero d'Antoine Griezmann. Des prémices compliquées qui trouvent une explication limpide selon David Zurutuza : "En arrivant à l'Atlético, il a découvert une autre façon de jouer au football, complètement différente de ce qu'il avait pu apprendre ici, à San Sebastián, et bien loin du tiki-taka barcelonais ou des arabesques madridistas". En somme, il apprend à souffrir, en silence, et à enchaîner les efforts, en premier défenseur qu'il est du système du Cholo. Autant de préceptes à enregistrer et à appliquer qui le mènent dans les bras des amateurs de la garra charrúa. Aux côtés de nombreux compagnons de vestiaires made in Uruguay, il sirote du maté au gré des directives de Diego Godín et José María Giménez. Des conseils avisés "qui lui ont appris à souffrir sans le ballon et à enchaîner les efforts sans rechigner",…


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