"L'heure n'est plus aux postures", dit Manuel Valls aux patrons

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"L'HEURE N'EST PLUS AUX POSTURES", DIT MANUEL VALLS AUX PATRONS
"L'HEURE N'EST PLUS AUX POSTURES", DIT MANUEL VALLS AUX PATRONS

PARIS (Reuters) - Manuel Valls invite le patronat à jouer le jeu du dialogue social dans une lettre adressée aux présidents du Medef, de la CGPME et de l'UPA, dans laquelle il confirme des engagements annoncés au journal Les Echos.

Dans la situation difficile du pays, ce dialogue doit être un atout et répondre aux attentes des Français en matière de croissance et d'emploi, écrit le Premier ministre, qui a envoyé copie de cette missive aux principales centrales syndicales.

"C'est le sens qu'il faut donner au dialogue social", poursuit-il : "ni surenchère ni attentisme mais la recherche avec toutes les forces économiques et sociales de solutions pragmatiques et équilibrées pour faire avancer le pays."

"L'heure n'est plus aux postures et aux discours : je m'engage au nom du gouvernement, j'attends de vous le même engagement", ajoute-t-il à l'adresse des dirigeants des trois organisations patronales.

Celles-ci ont menacé de boycotter la conférence sociale de lundi et mardi, avant que Manuel Valls réponde à une partie de leurs revendications dans les Echos, au grand dam des syndicats. Des engagements qu'il détaille dans cette lettre.

Il s'agit notamment d'un étalement dans le temps de la mise en oeuvre d'un nouveau dispositif de prévention de la pénibilité au travail et de garanties juridiques concernant les contrats de travail à temps partiel.

Manuel Valls confirme également la trajectoire de quelque 40 milliards d'euros de baisses de charges et d'impôts sur trois ans en faveur des entreprises.

Il y aura ainsi 5,5 milliards d'euros d'allègements de cotisations sociales en 2015 et 4,5 milliards en 2016, qui s'ajouteront aux 20 milliards du crédit d'impôt compétitivité-emploi (Cice).

En matière de fiscalité, Manuel Valls confirme la suppression de la contribution sociale de solidarité (C3S) programmée entre 2015 et 2017, ce qui représente six milliards d'euros, la suppression en 2016 de la surtaxe d'impôt sur les sociétés (2,6 milliards) et la diminution du taux de l'IS à 32% en 2017 (soit une diminution d'impôt de 1,6 milliard).

"Ainsi, les entreprises disposeront de plus de 20 milliards d'euros de marges supplémentaires (...) venant s'ajouter aux 20 milliards du Cice, soit 40 milliards au total", résume le Premier ministre. "Cet engagement (...) sera tenu."

Le taux de l'IS doit continuer à diminuer après 2017 pour atteindre 28% en 2020, rappelle-t-il.

(Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

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  • M2473957 le mercredi 2 juil 2014 à 22:22

    Cest vraiment pénible ces dirigeants qui ne font que réclamer...

  • M2473957 le mercredi 2 juil 2014 à 22:21

    Cest clair que les patrons se comportent en chef et arrête dattendre après le gouvernement. On dirait ces employés qui attendent tout de leur patron. Y en a marre. J ai monté mon entreprise et je ne demande rien à personne. Mes employés savent ce qu il en coûte d être patron mais je les encourage tous à le devenir... Il faut des personnes dynamiques pas des vaches à lait ou des moutons...

  • M7403983 le mercredi 2 juil 2014 à 20:24

    Perso, il faut que CGPME et MEDEF envoient BOULER ce rigolo à la solde de Hollandouille !!!!

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