L'heure de passer à table !

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L'heure de passer à table !
L'heure de passer à table !

Ils seront environ 3 000 dans les travées de Stamford Bridge ce soir. A rêver d'une nouvelle demi-finale européenne pour le Paris-Saint-Germain. Ce mardi, la Gare du Nord s'est drapée de Marine, de Blanc et de Rouge. Mais ce n'était pas l'Union Jack, l'étendard britannique, qui était célébré mais bien les couleurs du club de la capitale française. De quoi intimider les hommes d'affaires peu habitués à cette compagnie dans leur Eurostar du matin. Ce mardi sur RTL, l'éditorialiste Jean-Michel Apathie a même parlé football dans le poste. Pour faire part de cette étrangeté : la grande majorité de la France soutient un PSG qui n'a jamais été aussi peu français qu'aujourd'hui. Chelsea, qui porta un jour le même maillot que l'équipe de France 1984, est lui aussi un club qui n'a plus grand chose d'anglais. Pourtant, ce match restera un affrontement France-Angleterre, un duel entre Paris et Londres, ces deux rivales éternelles, ces deux cités phares, têtes de pont de pays éternellement rivaux...

Mourinho et Chelsea n'ont pas abdiqué

Avant de franchir le Channel, on a pu entendre que les bookmakers londoniens pariaient sur la qualification du PSG ce soir. Et que derrière le Bayern Munich, l'équipe de Laurent Blanc avait même les faveurs des parieurs pour décrocher le Sacré Graal à Lisbonne. Mais Paris ne s'est pas fait en un jour et il faudra se méfier des fleurs jetées sous les pieds de Thiago Silva and Co. Car les roses jonchant le sol n'ont pas été délestées de leurs épines. Chelsea défendra en effet ses chances à fond. Invaincu en championnat dans son antre du cossu sud-est de Londres, José Mourinho n'a pas plus abdiqué que ses joueurs. En saluant tout le banc parisien après le but de Pastore, le Portugais a déjà lancé son match retour. « Messieurs les Français, vous avez tiré les premiers », aurait pu lâcher le Special One ! Mais si Blaise Matuidi et ses partenaires ont visé juste, le soldat anglais n'est pour l'instant que blessé.

Les souvenirs européens de Marseille, Monaco ou Lyon

Il faudra donc un Paris conquérant pour confirmer les promesses de la semaine dernière et finir le travail. N'en déplaisent à beaucoup, une qualification de Paris ce soir serait une bonne chose pour le foot français. Pour son image, sa notoriété, son économie? Pour les retombées indirectes également : ventes de produits dérivés, de journaux, une épopée profiterait à beaucoup de monde. Après avoir vibré avec les exploits de Marseille et de Monaco en 2004 puis ceux de Lyon en 2010, il est grand temps que la France s'attable avec les seigneurs au banquet européen. Cela passe par 90 minutes de sang, de sueur et de larmes, comme disait Winston Churchill. Ce soir, à Stamford Bridge, il va y avoir du sport... L'ancien Marseillais Tony Cascarino, dans sa tribune pour le prestigieux Times, a déjà prévenu : Paris n'a pas vraiment de faiblesse dans le jeu. Il faudra selon lui insister sur les frappes arrêtées pour faire craquer le PSG. Dans la partie chic de Londres, on se prépare doucement pour le choc. Et on a déjà hâte que cela commence !

De notre envoyé spécial à Londres

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