L'héritière de Nina Ricci devant la justice française pour fraude fiscale

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VIDÉO - Le procès qui s'ouvre aujourd'hui aura une valeur d'exemple. La petite-fille de Nina Ricci est accusée d'avoir caché au fisc 18,7 millions d'euros. Son nom figurait sur les fichiers d'évadés fiscaux présumés de la banque HSBC en Suisse, volés par l'ancien informaticien Hervé Falciani.

Le procès qui s'ouvre aujourd'hui aura une valeur d'exemple: Arlette Ricci, héritière de la maison de couture Nina Ricci, doit être jugée à partir de ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris pour fraude fiscale, sous l'accusation d'avoir dissimulé des fonds sur des comptes en Suisse.

La petite-fille de Nina Ricci est accusée d'avoir caché au fisc 18,7 millions d'euros. Son nom figurait sur les désormais célèbres fichiers d'évadés fiscaux présumés de la banque HSBC en Suisse, volés par l'ancien informaticien Hervé Falciani. Parmi les quatre autres prévenus figure sa fille, Marguerite Vignat. Deux sociétés sont également poursuivies dans ce dossier. Arlette Ricci risque jusqu'à dix ans d'emprisonnement pour blanchiment de fraude fiscale.

Ce procès débute une semaine après la révélation du scandale «SwissLeaks», qui tire son nom d'une enquête de plusieurs journaux dans plusieurs pays, selon laquelle la filiale suisse de la banque HSBC a aidé certains de ses clients, notamment de riches industriels et des personnalités politiques, à cacher des milliards de dollars pour leur éviter de payer des impôts. Cette enquête a été réalisée sur la base des fichiers dérobés par l'ex-informaticien de HSBC Hervé Falciani.

Le journal Le Monde a eu accès en janvier 2014 à des centaines de milliers de données à déchiffrer, contenant des informations sur plus de 106.000 clients originaires d'environ 200 pays de la filiale suisse d'HSBC. Selon le quotidien, entre le 9 novembre 2006 et le 31 mars 2007, quelque 180,6 milliards d'euros ont transité sur des comptes de HSBC à Genève, dissimulés, entre autres, derrière des structures offshore au Panama et dans les îles Vierges britanniques.

HSBC Suisse a quant à elle affirmé que ces pratiques appartenaient «au passé».

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