L'héritage d'Edmond Safra hante HSBC

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Photo d'illustration.
Photo d'illustration.

HSBC Private Bank (Suisse), la banque privée installée à Genève du premier groupe bancaire britannique, a récemment été mise en examen pour blanchiment et fraude fiscale, en France, en Belgique et aux États-Unis. Comment l'un des plus gros conglomérats financiers au monde en est-il arrivé là ? Dans le quartier d'affaires de Canary Wharf, dans les anciens docks, le logo octogonal rouge et blanc qui flotte au sommet du siège de HSBC règne en maître. Les couleurs de l'ex-Hong Kong and Shanghai Banking Corporation rappellent l'incroyable odyssée de cette institution fondée dans la baie des Parfums en 1865.

"Une banque locale dans le monde entier." La devise de ce supermarché planétaire de la finance, qui compte 320 000 employés et qui offre toute la gamme des services dans pas moins de 84 pays, est trompeuse. "Tout homme bien portant est un malade qui s'ignore", écrivait Jules Romains. Cette citation du docteur Knock s'appliquerait bien mieux à HSBC. En effet, les problèmes de HSBC Private Bank remontent au rachat de la Republic New York Corporation en 1999. La culture agressive de cette banque d'affaires hors norme fondée par feu Edmond Safra, un financer brésilien d'origine libanaise, était à l'opposé de la prudence légendaire héritée des origines écossaises de la maison mère.

Edmond Safra gérait l'argent des super-riches de la terre entière en leur rendant de "petits services" sans jamais poser de questions sur l'origine des fonds....

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