L.Goujon : " A dix-mille lieues de me douter de ça "

le
0
L.Goujon : " A dix-mille lieues de me douter de ça "
L.Goujon : " A dix-mille lieues de me douter de ça "

Alors que la préparation du XV de France pour le Mondial a débuté il y a une semaine, Loann Goujon (26 ans) évoque la période intense qui attend les Bleus ces deux prochains mois. Le troisième-ligne centre vit une année riche en émotions. Et ce n'est que le début !

Loann Goujon, tout se passe-t-il bien en ce début de préparation ?
Il y a une accumulation de la fatigue qui se ressent. Ça fait partie de la préparation physique. On essaie de se reposer au mieux, de récupérer le mieux possible. L’accumulation des entrainements, des séances énergétiques font que la fatigue s’accentue. Mais c’est normal, ça fait partie du truc.

Ça commence à faire beaucoup d’événements pour vous cette saison ? Maintien en Top 14 avec La Rochelle, première sélection, liste des 36, préparation du Mondial…
Tout est arrivé très vite. Tout s’est accumulé pendant la saison. Se maintenir avec La Rochelle c’était important. J’ai pu partir l’esprit tranquille. L’annonce des 36, c’est encore mieux. Je suis très heureux.

Vous voyiez-vous préparer une Coupe du monde au début de la saison ?
J’étais à dix-mille lieues de me douter de ça. J’ai eu des pépins physiques à l’épaule et au genou pendant la saison. Mon premier objectif était de retrouver les terrains, de jouer le week-end. Après, tout s’est enchainé. C’est énorme.

Avez-vous pris vos repères assez facilement dans ce groupe ?
Oui et non. J’ai intégré un groupe déjà bien en place, qui m’a intégré rapidement. Après, j’ai le caractère pour m’intégrer facilement. Mais c’est grâce aux coéquipiers avant tout.

Goujon ressent « un certain devoir »

Avez-vous le sentiment d’avoir passé un palier ?
Oui forcément. Par rapport aux autres joueurs sur les terrains de Top 14, il y a un certain devoir. Tu fais partie de cette liste d’internationaux et tous les week-ends tu rencontre des gars qui veulent prendre ta place. Donc tu dois montrer que tu mérites d’être appelé.

Ça fait quoi de préparer une Coupe du monde ?
C’est quelque chose d’énorme. Une Coupe du monde, c’est la plus grande des compétitions. On n’y est pas encore, il y a deux mois de préparation très dure. Et puis il y a cette annonce des 31 (ndlr : prévue le 16 août). On veut tous y être.

Vous y pensez souvent à cette annonce ?
On y pense le moins possible. Pour me préparer du mieux que je peux, il vaut mieux ne pas y penser. Ça reste dans la tête de chacun mais on est là avant tout pour s’entrainer dur. Ça reste le choix du sélectionneur. On est obligé de le respecter.

(avec Yannick O'Conor)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant