L'extrême droite de l'UE vise un front uni pour le scrutin de mai

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DES PARTIS EUROPÉENS D?EXTRÊME DROITE VEULENT SE RASSEMBLER EN VUE DES ÉLECTIONS EUROPÉENNES
DES PARTIS EUROPÉENS D?EXTRÊME DROITE VEULENT SE RASSEMBLER EN VUE DES ÉLECTIONS EUROPÉENNES

VIENNE (Reuters) - Les représentants de cinq partis d'extrême droite de l'Union européenne ont cherché vendredi à Vienne à mettre au point une stratégie commune en vue des élections européennes de mai 2014, dans l'espoir de profiter de la vague de défiance envers Bruxelles alimentée par la crise économique.

L'objectif de ces formations -Front national (FN, France), Ligue du Nord (Italie), Démocrates de Suède, Vlaams Belang (Belgique) et Parti de la liberté (FPÖ, Autriche)- est de créer un groupe parlementaire à Strasbourg, avec tous les avantages que cela implique.

L'idée est également soutenue aux Pays-Bas par le Parti pour la liberté (PVV).

La rencontre s'est tenue dans la capitale autrichienne. Le FPÖ a obtenu 20% des voix lors des élections législatives de septembre.

"Nous voulons que coopèrent les forces patriotiques et constructives en Europe", a déclaré à Reuters le parlementaire FPÖ Norbert Hofer. "Ces forces patriotiques doivent travailler les unes avec les autres, pas les unes contre les autres", a-t-il ajouté.

Mercredi, Marine le Pen, présidente du FN qui a trois élus à Strasbourg, a rencontré à La Haye le numéro un du PVV, Geert Wilders, pour lancer un appel à l'union des partis nationalistes au Parlement européen.

Pour former un groupe il faut réunir au moins 25 députés de sept pays différents.

La création d'un important groupe populiste au Parlement européen pourrait bouleverser la donne, notamment en matière de moyens financiers. Les chiffres de 2013 montrent que les principaux groupes au Parlement européen ont reçu chacun plus d'un million d'euros.

Le Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (Ukip), qui compte actuellement 13 députés au Parlement européen et auquel les sondages prédisent un bon résultat en 2014, a déclaré qu'il n'avait pas l'intention de s'allier avec le FN.

La demi-douzaine de mouvements souhaitant se rassembler au sein d'un même groupe refusent toutefois de s'associer à des partis jugés trop extrémistes, comme les Hongrois de Jobbik ou les Grecs de l'Aube dorée.

Georgina Prodhan, Guy Kerivel pour le service français

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