L'expérience football de Tony Meola

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L'expérience football de Tony Meola
L'expérience football de Tony Meola

Quelques jours après la fin de la Coupe du monde 1994 aux États-Unis, Tony Meola, le gardien titulaire de la Team USA, avait tenté de se mettre à l'autre football avec les New-York Jets. Seulement, une légende à la moustache bien dessinée avait eu raison de sa place de placekicker.

Si vous comptez en mètres et non en yards, si vous êtes plus dégourdis avec vos pieds qu'avec vos mains et si pour vous les termes fumble, sack ou encore touchdown n'évoquent pas grand-chose, c'est sans doute que le football ne vous intéresse pas. Enfin, celui qu'on pratique outre-Atlantique, tout du moins. Car par delà l'océan, le football et le soccer n'ont pas grand-chose à voir. Malgré une popularité grandissante, surtout sur les côtes, le ballon rond a encore beaucoup à envier à son homologue ovale, qui reste aujourd'hui pour de nombreux Américains le seul et unique sport qui mérite de s'appeler football. Dans ce sport essentiellement composé de lancers et de contacts, les pieds ont toutefois un rôle à jouer. Et, en 1994, Tony Meola, gardien de but de la Team USA de soccer, a pensé que grâce à ses pieds habitués à botter des six mètres, il ferait un bon placekicker pour une franchise de la National Football League (NFL). Seulement, frapper dans un ballon rond et réussir un field goal sont deux choses qui n'ont pas grand-chose à voir, comme l'a appris à ses dépens le bon Tony.

Meola chez le Gang Green


En 1994, lorsque les États-Unis organisent et accueillent la Coupe du monde de football, le ballon rond jouit d'un engouement et d'une couverture médiatique exceptionnelle pour une discipline qui peine à passionner les Américains depuis la fin de la belle période de la North American Soccer League, en 1984. Plus jeune capitaine lors de la Coupe du monde 1990, Tony Meola est conforté à sa place de gardien titulaire lors de l'édition 1994. Après un parcours honorable lors des phases de poules, la Team USA ne peut pas rivaliser avec le Brésil de Bebeto en huitièmes de finale. Battu, et donc forcément déçu, Tony Meola annonce à son sélectionneur de l'époque, Bora Milutinović, qu'il met provisoirement un terme à sa carrière de footballeur pour s'adonner à un autre sport, à un autre poste, le football américain. Tout à côté de son New Jersey natal, la franchise des New York Jets se montre intéressée et signe le gardien de but pour le mettre à l'essai pendant la pré-saison. À ce moment précis, Tony Meola n'a jamais tapé dans un ballon ovale de toute sa vie.

Sans Major League Soccer ni aucun autre championnat pour accueillir son talent et son mulet incroyablement soigné, Tony Meola espère bien réussir à devenir un bon…




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