L'exode intérieur des Afghans de la Kapissa

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2000 habitants des ex-zones contrôlées par la France végètent dans des camps de fortune près de Kaboul.

La tunique traditionnelle couverte de boue, Zargai semble revenir d'une longue journée de labeur. Mais ce jour-là encore cet ancien habitant de Tagab n'aura gagné que 100 afghanis, soit un euro cinquante, en consolidant la cabane en terre d'une voisine à Nasaji Bagrami, un camp de déplacés de la banlieue de Kaboul. «Je ne trouve qu'une ou deux journées de travail par semaine», explique-t-il. «Ce n'est pas suffisant pour faire vivre ma famille.»

Zargai a fui le district de Tagab, dans l'est de la Kapissa, avec sa femme, sa mère et leurs quatre enfants au moment même où les Français s'en retiraient, laissant le contrôle de la zone à l'armée afghane et à un bataillon américain. Il reçoit chez lui: une pièce au toit de tôle au milieu du camp et une cour intérieure délimitée par des murs d'argile. Zargai dit avoir quitté sa terre natale après la mort de son...



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