L'exode chaotique des civils de Syrte

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REPORTAGE - Les habitants fuient la ville assiégée qui était devenue depuis le début de la guerre la capitale des kadhafistes.

La longue quatre-voies droite et monotone qui mène à Syrte s'encombre brusquement. De longues files de voitures, presque toutes blanches, bloquent la route forçant les gros pick-up chargés de combattants rebelles à ralentir leur vitesse folle. Ce samedi, comme les jours précédents, les accès à la ville, principal bastion encore aux mains des fidèles de Kadhafi et assiégée depuis trois semaines, ont l'allure de chemins d'exode.

Les forces du Conseil national de transition (CNT), la branche politique du nouveau pouvoir libyen, filtrent méticuleusement tous les véhicules. Accoudé à la portière de sa voiture, un grand gaillard attend son tour, tendu. Dans son monospace, l'enchevêtrement de femmes, d'enfants en bas âge et d'ados en survêtement est le même que dans les autres. Mohammed, comme il affirme s'appeler, a les traits fatigués. «Cela fait près vingt jours que l'on subit les bombardements des rebelles et des avions de l'Otan. On ne pouvait pas dormir. C'était

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