L'exécutif dénonce la profanation d'un cimetière juif en Alsace

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FRANÇOIS HOLLANDE ET MANUEL VALLS CONDAMNENT LA PROFANATION D'UN CIMETIÈRE JUIF EN ALSACE
FRANÇOIS HOLLANDE ET MANUEL VALLS CONDAMNENT LA PROFANATION D'UN CIMETIÈRE JUIF EN ALSACE

PARIS/MONTRY (Seine-et-Marne) (Reuters) - François Hollande et Manuel Valls ont vivement condamné lundi la profanation de plus de 200 tombes dans le cimetière juif de Sarre-Union, dans le Bas-Rhin, acte antisémite qui appelle selon le président "la réaction la plus forte".

En déplacement à Montry, en Seine-et-Marne, le chef de l'Etat a annoncé qu'il assisterait à la cérémonie prévue mardi sur le site "si les conditions sont réunies, c'est-à-dire s'il y a eu le travail d'enquête".

"Rien ne sera toléré et rien ne sera laissé comme ça sans réaction", a dit François Hollande, appelant à un "sursaut de la communauté nationale".

Quatre juifs avaient été tués le 9 janvier à Paris dans l'attaque contre une supérette casher de la porte de Vincennes.

S'adressant à la communauté juive "présente depuis des siècles dans notre pays, qui a connu déjà les horreurs que vous savez au cours de la Deuxième guerre mondiale", le président a déclaré que la France avait "pour les juifs qui vivent ici la considération la plus forte, comme d'ailleurs à l'égard de tous les ressortissants français".

Invité de la matinale de la radio RTL, Manuel Valls a souligné que la profanation du cimetière de Sarre-Union, découverte dimanche, lui inspirait du dégoût et il a promis la "répression la plus forte qui soit".

"La place des Français juifs c'est la France", a déclaré le Premier ministre.

"Mon message aux Français juifs est le suivant", a-t-il poursuivi. "La France est blessée comme vous et la France ne veut pas votre départ. La France vous dit une nouvelle fois son amour, son soutien, sa solidarité. Cet amour est bien plus fort que les actes de haine, fussent-ils répétés."

Manuel Valls a déploré les déclarations du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui a de nouveau appelé dimanche les juifs d'Europe à émigrer en Israël, après les attentats de Copenhague, notamment contre une synagogue.

"Je regrette (...) les propos du Premier ministre Netanyahu. Quand on est en campagne électorale, ça ne veut pas dire s'autoriser à n'importe quelle déclaration", a dit le chef du gouvernement français. "La place des Français juifs, c'est la France."

François Hollande a déploré pour sa part "les paroles prononcées en Israël qui laisseraient penser que les juifs n'auraient plus leur place en Europe, et en France en particulier".

"A nous d'assurer à tous les juifs de France, plus largement à tous les citoyens de France, la sécurité, le respect, la reconnaissance et la dignité", a-t-il insisté.

(Emmanuel Jarry, avec Elizabeth Pineau à Montry, édité par Yves Clarisse)

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