L'exécutif condamne l'agression d'un Rom à Pierrefitte-sur-Seine

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VIOLENTE AGRESSION D?UN ROM EN SEINE-SAINT-DENIS
VIOLENTE AGRESSION D?UN ROM EN SEINE-SAINT-DENIS

PARIS (Reuters) - François Hollande a dénoncé mardi des "actes innommables et injustifiables" après le passage à tabac d'un Rom de 16 ans soupçonné d'un cambriolage dans une cité de Pierrefitte-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis.

Le chef de l'Etat a demandé dans un communiqué que "tout soit engagé pour retrouver les auteurs de l'agression", survenue vendredi dernier.

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a rappelé qu'il "appartient exclusivement aux forces de sécurité de faire respecter l'ordre public", en réaction aux informations évoquant une vengeance de riverains de la cité des Poètes.

Le jeune homme, Darius, victime de lésions crâniennes engageant le pronostic vital, se trouve toujours à l'hôpital Lariboisière à Paris.

La procureure de la République de Bobigny, Sylvie Moisson, a indiqué qu'il s'agissait d'une action menée par un petit groupe animé par un désir de "vengeance privée".

"Ce drame, c'est avant tout un acte de barbarie, un lynchage imputable à un groupuscule d'individus", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse.

Les enquêteurs s'efforcent de vérifier si ces représailles sont consécutives à un cambriolage qui a eu lieu en début de soirée dans un appartement de la cité des Poètes et dont l'auteur, surpris par un jeune témoin, a pris la fuite.

Darius a été aussitôt "pourchassé" dans une maison désaffectée occupée non loin de là par des familles Rom, puis "enlevé (...) et laissé pour mort", a poursuivi Sylvie Moisson.

Le jeune homme a été retrouvé inconscient dans un chariot de supermarché au bord de la Nationale 1.

La magistrate a expliqué qu'avant de l'abandonner, le groupe avait demandé à Darius de contacter sa mère par téléphone pour lui demander une rançon en échange de son fils.

Ce fait a été confirmé par l'exploitation des données du téléphone portable de la victime.

L'enlèvement a été signalé à la famille à 22h27 et les enquêteurs vérifient s'il peut être relié à deux incidents qui se sont produits devant la cité des Poètes.

Un rassemblement "un peu houleux" a eu lieu en effet vers 17h00, puis, à 20h43, un appel à la police a signalé une rixe avec des coups de feu, a précisé la procureure de la République.

"La famille de Darius nous dira qu'elle avait peur de représailles, il y avait vraisemblablement Darius qui était déjà enlevé, notamment d'incendier le campement Rom si la police intervenait", a-t-elle expliqué.

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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  • M3182284 le mardi 17 juin 2014 à 23:23

    Occupe toi des français et des citoyens qui contribuent à ce pays,Hollande, au lieu de lécher l'entrejambe de ces multirécidivistes et de ceux qui portent le maillot de l’Algérie sous leurs papiers de RMistes

  • M2107130 le mardi 17 juin 2014 à 21:44

    Ignoble, rien de pire que se faire justice soit même. Quelquun vole ? quelle que soit sa race, ses opinions et son rang social, on le juge et on le condamne. Cest tout. Ce nest pourtant pas difficile à comprendre! Cest ce quon appelle le droit et la civilisation par opposition à la barbarie et a liniquité.